Bordeaux.fr: des résultats positifs et de belles promesses pour l’avenir !

Logo_BordeauxLe site bordeaux.fr est devenu en quelques années une vraie référence pour les Bordelaises et Bordelais. Un portail qui a su séduire les internautes par son attractivité graphique et son contenu à la fois informatif et ludique. On compte désormais plus de 9 500 visites par jour et 300 000 par mois soit plus de 1,5 millions de pages vues !

Une fréquentation fortement dynamisée par l’événementiel (venue du Tour de France, fête de la musique, 14 juillet, journées du patrimoine…).

Fier de ces résultats qui n’auraient été possible sans vous, le site bordeaux.fr participe au rayonnement de la ville et à son ouverture sur le monde.

Et ce n’est pas tout…L’année 2011 prévoit du changement pour l’infolettre !

Après plus de 100 numéros diffusés depuis 2008 l’infolettre de bordeaux.fr a trouvé son public. Pour notre plus grand plaisir elle revoit sa maquette et nous promet des surprises ! Les maîtres mots sont facilité, rapidité et efficacité !

En quelques clics vous pourrez accéder à une dizaine d’articles divers et variés. Pour les plus impliqués les infolettres seront regroupées par thématique telle que le jardin public, le musée d’aquitaine, le CAPC ou encore le musée des beaux arts.

Pour vous inscrire n’attendez plus et rendez vous sur bordeaux.fr, profitez en c’est gratuit.

Le portail bordeaux.fr n’a pas finit de nous surprendre. Véritable outil d’information et de service le site s’inscrit dans la logique de proximité engagée par la ville pour donner aux Bordelais les moyens de participer plus activement à la vie citoyenne !

TRIBUNE – Vers une nouvelle démocratie locale à Bordeaux (I)

Concertation de la place St Michel - 2010Monsieur le Maire l’a annoncé ce matin lors des vœux à la presse : les conseils des quartiers bordelais vont être relookés en 2011 ! Et cela passera par une expérimentation dans 2 quartiers de la ville dont le nôtre. Pour faire suite à cette actualité, je précise ici ma pensée et les arguments qui m’ont conduit à soutenir cette nécessaire évolution.

Ma conviction est la suivante : dans une démocratie moderne, la qualité d’une décision politique est aussi importante que la manière dont celle-ci est produite.

Si l’élu, détenteur final de la décision, doit conserver son libre-arbitre, et le privilège d’être jugé en fin de mandat, il doit redoubler d’effort pour que la forme, c’est-à-dire la concertation et parfois la co-construction, soit irréprochable en amont.

Je pense que plus de démocratie participative est souhaitable car c’est la promesse de décisions meilleures (parce que plus rationnelles et mieux acceptées par les citoyens) et de « citoyens meilleurs » (parce que plus concernés, informés et actifs). Mais c’est aussi pour moi un vecteur d’intégration et une manière de transformer les relations sociales par une plus grande égalité politique. En effet, la désocialisation renforce avant tout l’individualisme, lequel se ressent chaque jour un peu plus, du simple papier jeté par terre à l’isolement social, en passant par le non exercice du droit de vote. Tout mettre en œuvre pour favoriser la participation des citoyens à la décision politique est aussi une manière de lutter contre l’individualisme en réaffirmant la responsabilité partagée.

La « disqualification politique » des populations les plus socialement défavorisées caractérise aujourd’hui les sociétés contemporaines et tout particulièrement les tissus urbains. Il faut être issu d’un certain milieu social pour avoir l’envie et l’idée de participer, sous quelque forme que ce soit (vote, association, concertation…), à la vie publique. En ce sens, la démocratie participative, lorsqu’elle vise à associer le plus grand nombre à la prise de décision, et notamment les populations les plus fragiles, est un outil pour lutter contre une forme d’inégalité sociale.

Face à la crise de confiance que subit le politique, notamment palpable par la montée de l’abstention, la démocratie participative est aussi un outil pour « redorer » le blason de la Politique et renforcer la légitimité des élus.

La démocratie participative ne signifie en aucun cas un transfert de pouvoir dans les mains du peuple et une recherche de la démocratie directe par nature irréaliste et éloignée de l’intérêt général. La décision finale restera entre les mains des élus. Il s’agit de s’astreindre à une discussion préalable avec les citoyens concernés par la décision à prendre. Rien n’empêche les élus de ne pas suivre l’avis populaire tant que le choix est argumenté et expliqué par la suite.

On pourrait penser que la démocratie participative conduise à une généralisation du consensus mou, or ce n’est pas le cas. Au contraire, la qualité du débat est plus élevée car celui-ci est organisé ; les oppositions perdurent et la décision finale appartient toujours aux élus.

A Bordeaux, nous avons mis en place une gouvernance de proximité en rapprochant le lieu de prise de décision du terrain grâce aux Mairies, Elus et Conseils de quartier. C’est un effort aussi considérable que nécessaire qui a été entrepris, améliorant d’autant l’efficacité de la municipalité et la légitimité de l’équipe municipale.

On peut distinguer quatre niveaux complémentaires d’associations des habitants dans la perspective d’une décision à prendre : information, consultation, concertation et co-décision. Une démocratie participative suppose une combinaison de ces différentes méthodes en fonction du sujet et de l’objectif recherché. A Bordeaux, nous avons recours aux trois pratiques avec une large place laissée à la concertation.

La gouvernance de proximité était une première étape de la participation des citoyens à la décision politique, nous souhaitons maintenant y adjoindre de sincères dispositifs de co-décision.

Vers un conseil de quartier composé de membres identifiés.

« Les masses font du bruit, les citoyens délibèrent ; les masses se heurtent, les citoyens s’engagent, partagent et contribuent » BARBER

Telle pourrait être la maxime qui résume notre volonté.

La forme actuelle de nos Conseils de Quartier incite à la participation des « habitants » plus que des « citoyens ». D’où la généralisation des discussions d’environnement immédiat que nous affectionnons tant… Réformer nos Conseils de Quartier, c’est aussi faire appel aux citoyens et non pas éliminer les questions parfois rébarbatives et insolubles (poubelles, crottes de chiens…) mais éviter les plaintes trop localisées (pour ça, il y a Allo Proximité et la Mairie de Quartier) et diversifier les débats pour niveler par le haut.

Autrement dit, remettre un peu de Politique, au sens noble du terme, dans les débats du Conseil de Quartier.

En voulant réformer nos Conseils de Quartiers, nous devons avoir à l’esprit le dilemme suivant : si ils ne demeurent qu’une assemblée générale informative, ils continueront à perdre en fréquentation faute de crédibilité. A l’inverse, si ils s’érigent en contre-pouvoir menaçant les règles du suffrage universel, nous ne pourrons les tolérer. D’où un dosage subtil en focntion de chaque quartier pour que la démocratie représentative ne s’en trouve pas perturbée mais enrichie.

La mobilisation des Conseils de Quartier dépendra de leur capacité à émettre un avis éclairé et entendu par l’équipe municipale. Si tout semble joué d’avance, ou si il s’agit d’un simple espace d’information, comment intéresser le citoyen ordinaire ? La mobilisation pourrait être au rendez-vous si 2 conditions sont réunies : un véritable enjeu à la discussion (un objectif partagé, éventuellement une controverse) et un dispositif crédible.

Voilà pour mon opinion (très théorique j’en conviens) sur cette délicate mais passionnante question. J’aurai l’occasion ici de vous présenter le détail de cette réforme et ses conséquences concrètes dans notre quartier. Un chose est certaine : la forme que nous voulons donner à nos conseils de quartiers, loin d’être évidente, ne sera ni la meilleure, ni un aboutissement. La participation des citoyens n’est pas une science exacte mais un exercice en perpétuelle évolution. A suivre donc…

Dernière actualité du Centre Culturel et Touristique du Vin : ça avance bien !

Concours architecture et scénographie : les 5 équipes en lice.

Après plusieurs heures de délibération, les 18 membres du jury, répartis en 3 collèges Elus / Personnalités / Professionnels qualifiés, viennent de sélectionner les cinq équipes qui vont concourir. Il s’agit de :

> XTU/Paris(Architecte) CASSON MANN LIMITED / Londres (Scénographe/Muséographe), SCENE / Paris (scénographe)
> Architecte : ATELIER BARANI / Nice, Scénographie/muséographie : SCENO/Nice, DUCKS SCENO/ Vaulx en Velin, OLFACTIF EXHALIA / St Malo
> Architecte : Jacques FERRIER ARCHITECTURES / Paris, ATELIER GIET ARCHITECTURE / Bordeaux, AGENCE TER / Paris
Scénographie/muséographie : RALPH APPELBAUM ASSOCIATES / New York-Paris-Londres
> Architecte : TOYO ITO & ASSOCIATES / Tokyo, EXTRA MUROS /Paris
Scénographie/muséographie : TOYO ITO & ASSOCIATES, LABEYRIE /Paris, Atelier JES /Olfactif
> Architecte : BROCHET LAJUS PUEYO / Bordeaux
Scénographie/muséographie : Agence NC / Paris, ATELIER JES /Montreuil

Le jury les a choisis parmi 113 dossiers, dont de nombreux reçus du monde entier ; arrivés de Bordeaux et de la France entière ainsi que d’Amsterdam, Milan, Munich, New York ou Tokyo, plus d’un quart des équipes candidates provenait d’Europe (hors France), des Etats-Unis, ou d’Asie.
La complexité du projet nécessitait pour chaque dossier de réunir des compétences architecturales et scénographiques de très haut niveau, à la fois dans les domaines techniques (ingénierie bâtiment, qualité environnementale, acoustique, sécurité, gestion des flux, ingénierie restauration…) et artistiques (mise en lumière, signalétique, design sonore, intégration multimédia…). Une lettre de motivation et les références architecturales et scénographiques complétaient les dossiers.

Rendez-vous en juin 2011
Dès maintenant, le travail des 5 équipes commence. Elles auront près de 4 mois jusqu’à fin avril 2011 pour faire une proposition comprenant une maquette en volume de l’ensemble du projet, une maquette numérique, des plans détaillés et 6 planches comprenant des élévations des différentes façades, des vues d’ambiance et des détails scénographiques.
Le projet retenu sera connu en juin 2011.

Les grands chiffres du projet
- 46 millions d’euros HT : le coût de réalisation (comprenant les travaux de bâtiments, aménagements et équipements scénographiques)
- 10 000 m² : la surface utile de l’équipement
- 400 000 : le nombre de visiteurs attendus chaque année
- fin 2014 : ouverture des portes au public
- 40 M€ : les retombées économiques de l’équipement pour en Aquitaine, par an, en vitesse de croisière.
- 750 : le nombre d’emplois durables générés sur l’ensemble de l’Aquitaine en vitesse de croisière.

http://www.centreculturelduvin.com/

SUD OUEST 15/12/2010 – Les pavés sont à l’essai

267714_15160065_460x306Des échantillons de bois pour le futur parquet urbain de la place sont en cours de test. Il s’agit de sélectionner l’essence la plus résistante et la plus séduisante.

Sachant que trois essences sont à l’essai pour les futurs pavés de bois de la place, la devinette en cours à Saint-Michel est la suivante : où se trouvent respectivement le chêne, le robinier et le tatajuba dans la planche tripartite installée sur le parvis de la basilique ? La réponse est d’autant plus difficile à trouver qu’un des échantillons est encore protégé. « Il a fait trop froid pour que tout sèche dans les délais », explique Fabien Robert, l’adjoint du quartier, qui n’a pas non plus la réponse.

« Ce qui est sûr, c’est qu’il n’ y a pas de pin », diagnostique un passant en ce dimanche de grand déballage où les fourrures à 20 €, les bibelots et les stands posés sur les bons vieux pavés tord-cheville ont plus de succès que la fameuse planche. Il est vrai que, même des Landes, même souhaité par certains lors des réunions de concertation autour du grand projet de réaménagement conduit par le cabinet Obras, le pin ne résiste guère à un usage extérieur intensif qui, à Saint-Michel, voit en prime passer les camions du marché.

En revanche, le chêne, thermo-huilé pour résister aux parasites, a une bonne durée de vie tandis que le robinier, naturellement protégé contre les insectes et les champignons, est le plus dur. Et le mystérieux tatajuba au nom de gel douche, alors ? Il vient de Guyane française (« oups, pas cool pour le développement durable », réagit un riverain) et, selon les experts, « ses excellentes caractéristiques mécaniques en font un matériau tout indiqué pour des travaux de génie civil ». Dommage que ce soit si loin la Guyane.

Tests techniques
A Saint-Michel, ces échantillons devront encore subir plusieurs tests : passage d’un 19 tonnes, piétinement, pluie, neige peut-être… « Il faut aussi voir comment les pavés se nettoient et si les joints se végétalisent ou pas. L’essence sera choisie en tenant compte de tous ces critères techniques et de l’avis des habitants » précise Fabien Robert.

Pour l’heure, passants et riverains ne paraissent pas pressés de choisir (1). « Faut voir. Esthétiquement, ça se vaut. C’est le moins glissant qui gagnera », estiment deux bricoleurs du dimanche. Sauf que la planche n’a pas vraiment des allures de parquet ciré. Les pavés seront en bois de bout, c’est-à-dire qu’ils auront été sciés perpendiculairement à la fibre. Au vu des échantillons, le résultat est légèrement rugueux, ce qui devrait éviter le gadin façon dalles de la rue Sainte-Catherine sous la pluie.

Vincent n’a pas davantage d’idées sur l’essence à privilégier. « Mais sinon, je trouve l’idée séduisante. J’espère que les pavés de bois seront moins chiches qu’à Pey-Berland. Il y en avait plein à Paris, autrefois. Leur usage a reculé face à la circulation. Mais si celle-ci est régulée… »

Un panneau explicatif sera prochainement installé devant la basilique. Une fois qu’on aura identifié le chêne, le robinier et le tatajuba, restera une autre devinette : quelle superficie exacte pour ce plancher urbain ? La question n’a pas encore été tranchée. Ce qui est sûr, c’est qu’il n’y en aura pas… là où l’échantillon a été posé, devant la basilique. Pas plus que place Duburg « On va là réutiliser les pavés de grès », détaille Fabien Robert. Le bois est prévu sur la place elle-même mais pas dans sa totalité. En tout cas, comme les façades seront longées par la cale bordelaise en pierre, il n’est pas question de mêler les essences de bois, ça finirait par faire confus.

(1) On peut donner son avis sur ce projet de réaménagement sur bordeaux.fr

Catherine DARFAY