Saint-Michel : une vie pendant les travaux !
29 avr
La Ville de Bordeaux va réaménager les espaces publics du quartier Saint-Michel entre 2012 et 2014. Sans attendre le début de cette période de travaux, une campagne d’image et d’animation est lancée cette semaine pour informer les habitants, soutenir le commerce de proximité et la vie culturelle du quartier.
Les travaux place Saint Michel par villedebordeaux
Version finale du projet et calendrier accessibles facilement
Pour que chaque habitant et acteur du quartier puisse être informé, un dépliant descriptif est actuellement distribué dans toutes les boites aux lettres et lieux publics. Une exposition du projet facile à déployer est mise à disposition des acteurs du quartier. Un point « Infos Travaux » va également être créé sur la place dans un bus itinérant, accessible aux personnes handicapées.
Le calendrier définitif
- avril 2012 : fin des travaux de réseaux préalables (gaz, eau, électricité…)
- mai à septembre 2012 : lancement des appels d’offres et choix des entreprises
- octobre 2012 : préparation du chantier
- janvier 2013 : début réel des travaux
- été 2014 : fin des travaux
Soutenir les commerçants de la place et du marché
Dans le cadre de l’Opération Urbaine Collective, la Ville de Bordeaux accompagne les commerçants et artisans situés sur le périmètre de requalification des espaces publics. Il s’agit d’intervenir directement dans les commerces, les services et chez les artisans pour accompagner les aménagements intérieurs et la rénovation des vitrines. 14 commerçants et artisans ont pu bénéficier d’une aide de 50% du coût de leurs travaux et achats de matériel. Ce dispositif sera reconduit en 2012 avec le lancement d’un nouvel appel à projet. Les derniers ajustements sur l’organisation du marché quai des Salinières permettent désormais un déballage apaisé. La ville a par ailleurs accepté une exonération provisoire de 50% du droit de place durant ce déplacement.
Une campagne à la télévision et sur le terrain
Parallèlement à ces mesures de soutien direct, une campagne de communication vient d’être lancée en partenariat avec l’État, la Chambre de Commerce et d’Industrie, la Chambre des Métiers et la Ronde des quartiers de Bordeaux pour valoriser le quartier Saint-Michel. Elle se décline ainsi :
- la diffusion de 4 spots thématiques sur TV7 (Travaux, Marché, Restaurants et Brocanteurs).
- édition d’un guide du commerce et du bon accueil à Saint-Michel en partenariat avec l’association des commerçants « Autour de la Flèche ».
- installation de banderoles « les commerces restent ouverts pendant les travaux », et kakémonos sur les quais signalant l’emplacement des nouveaux marchés, plus une signalétique au sol pour renforcer le lien entre le quai des Salinières et la place Duburg.
De nombreuses animations
Plusieurs animations culturelles et ludiques complémentaires sont aussi programmées en 2012 pour animer le quartier et renforcer le lien social durant cette période :
- intervention de la compagnie « Sans Paradis Fixe » (crieur sur le marché de Saint-Michel, écrivain public de cartes postales et fanfare)
- un ciné concert le 12 mai
- animation « Projet Travaux » par l’association des arts de la parole
- exposition de voitures anciennes, fête de la musique et marché de noël par l’association Promotion du Grand Saint-Michel
- 2 cinésites en juillet et août (sur la place et au parc des sports)
- une grande fête de la Saint-Michel en septembre, dernière édition avant les travaux
La Ville lance un appel à toutes les bonnes idées et aux projets innovants pour amplifier cette dynamique !
Pour en savoir plus
> Le blog saintmichel.bordeaux.fr
Préférer la pluralité à la dualité
19 fév
Difficile d’être au centre. Aussi difficile que nécessaire en réalité. Je m’en rends compte une nouvelle fois comme à l’approche de chaque échéance électorale. Un commentaire sur facebook, la réflexion d’un ami, une remarque d’un bordelais ce matin aux capus convergent : comment être localement avec Alain Juppé et dans l’opposition au niveau national ? A vrai dire, la réponse sera plus longue que la question, et probablement plus difficile à expliquer que les objections toutes faites de nos détracteurs.
Adhérent du parti centriste depuis 10 ans, je crois qu’être au centre c’est avant tout croire que les bonnes idées et les bonnes personnes sont éparpillées au quatre coins de l’échiquier politique. Et qu’il est du devoir des politiques responsables de fédérer ces énergies pour gouverner avec toute la raison et la justice nécessaire. Les bonnes idées sont têtues. Et aussi ancienne soit-elle, utilisée de François Guizot à Valéry Giscard d’Estaing, celle-ci me semble toujours d’actualité pour fédérer une France aux réactions trop épidermiques, pas assez concertées et consensuelles pour répondre aux enjeux de demain.
Fort de cette logique, je suis fier d’appartenir à l’équipe plurielle d’Alain Juppé dont l’action locale est saluée de tous. C’est aussi pour cela que je ne me reconnais pas dans l’action des socialistes locaux qu’il s’agisse des élus municipaux, incapables de mettre en œuvre une opposition constructive, où de la majorité départementale dont le sectarisme et le clientélisme sont sans égal.
Philippe Madrelle gouverne sans partage, sans envisager ce pluralisme que j’appelle de mes vœux, préférant faire élire des SOC (Socialistes d’Origine Contrôlée) à coup de subventions dont le niveau dépend directement de la capacité dudit canton à se soumettre. Peut-être trouverez-vous mes mots durs pour un centriste mais je les assume et j’observe que communistes, verts et toutes les formations politiques à exception des socialistes (quoi que…) les partagent.
Autant dire que je ne me reconnais pas non plus dans la politique national de Nicolas Sarkozy dont le mode de gouvernement autant que l’activisme (« je bouge donc je suis ») ne me semblent pas être en phase avec notre tradition républicaine. Je suis très, très mal à l’aise et en colère lorsque je vois resurgir, à l’approche d’une élection et après l’abject débat sur l’identité nationale, un projet de discussion sur la laïcité et l’islam. Bien sur nous pouvons et devons débattre de ces questions mais pas de cette manière, pas dans ce contexte et surtout pas avec cet objectif. Parfois, le simple fait de poser des questions peut avoir de graves conséquences pour notre pays.
Localement, je condamne fermement les attaques personnelles faites par tel ou tel membre de la Majorité Présidentielle, à l’égard de l’une ou l’autre (surtout l’une…) des candidats. Les mots ont un poids (surtout en campagne)personne ne doit l’oublier.
Quid du positionnement national ? Pour moi, c’est clair : je suis loyal à l’égard du Maire de Bordeaux et fidèle à François Bayrou et au Mouvement Démocrate. Ce n’est pas incompatible mais cela nécessite pédagogie et détermination. Si les élections municipales et cantonales peuvent faire l’objet d’une entente locale, fondée sur un programme commun et un contexte particulier, les élections régionales, et demain les législatives et les présidentielles demeurent des scrutins nationaux. En 2012, nous défendrons les couleurs centristes sans cependant ne fermer aucune porte, conscients qu’un gouvernement pluraliste sera une impérieuse nécessite.
Vous l’aurez compris, je fais une sincère différence entre la politique nationale et la politique locale. Je constate d’ailleurs que l’électeur bordelais (vous !) fait de même lorsqu’il vote à 60% pour Ségolène Royal en 2007 et à 60% pour Alain Juppé en 2008 ! Pourquoi le politique, représentant du peuple, ne devrait-il pas faire cette différence ?
Remaniement : une chance pour le centre
14 nov
Tout ça pour ça ? Telle est la première maxime qui me vient à l’esprit en lisant sur la toile les réactions suite au remaniement ministériel.
On attendait un nouveau Premier Ministre, François Fillon est reconduit; un gouvernement resserré, il l’est à peine; une équipe renouvelée, elle fait au contraire la part belle aux proches du Président. La seule bonne nouvelle c’est que cette annonce met fin à une détestable saga faite de coups bas et de petites phrases destinés à servir des ambitions personnelles au détriment d’une prise en compte des vraies attentes des français.
Au plan national, je ne partage pas les idées de cette majorité et ce n’est malheureusement pas l’entrée d’Alain Juppé qui fera évoluer mon opinion.
Au plan local, pour Bordeaux, j’entends déjà les critiques qui vont être adressées à Alain Juppé concernant le cumul des mandats. Les auteurs sont pourtant de notoires cumulard(e)s que cela ne semble pas gêner aux entournures… Allez comprendre. Pour ma part, je n’hurlerai pas avec les loups. L’action concrète d’Alain Juppé à Bordeaux depuis 15 ans, qu’il ait été Premier Ministre, Député-Maire ou «simplement » Maire est saluée de tous. C’est un fait qu’il serait intellectuellement malhonnête de remettre en cause aujourd’hui parce qu’il entre au gouvernement. Il s’agit pour moi d’une garantie suffisante, à laquelle s’ajoute l’attachement profond qu’il a développer pour Bordeaux, pour penser qu’il continuera d’être un bon Maire. Sera-t-il autant disponible ? Probablement que non. Mais l’équipe solide, renouvelée et expérimentée qui l’entoure depuis les dernières élections municipales sera présente et continuera son action.
L’absence de Jean-Louis BORLOO est de loin le fait le plus marquant de ce remaniement. L’ancien Ministre du Développement Durable, qui n’a pas complètement démérité, a déclaré : « Je préfère, en effet, retrouver ma liberté de proposition et de parole au service de mes valeurs, qui ne sont pas de circonstances, au premier rang desquelles je place la cohésion sociale » Traduction : Monsieur le Président, je vous attends au coin du bois en 2012 ! S’ajoute à cela le départ d’Hervé Morin, Président du Nouveau Centre, justifié par sa médiocrité.
Mauvaise nouvelle pour la France qui voit son gouvernement se resserrer autour de la droite traditionnelle et libérale alors qu’un temps d’apaisement social et sociétale semble nécessaire mais bonne nouvelle pour le centre. J’y vois là en effet le premier acte d’une possible recomposition du centre dans les années qui viennent. Notre famille est aujourd’hui artificiellement éparpillée (Parti Radical de Gauche, Parti Radical, Nouveau Centre, Mouvement Démocrate…) notamment à cause de la boulimie de la Majorité Présidentielle aujourd’hui coupée du centre… Et ce n’est pas M.Mercier, centriste d’affichage, qui changera la donne.
Ce que nous voulons faire à Bordeaux pour le logement (I)
25 oct
J’ouvre aujourd’hui le premier volet d’une rubrique consacrée à ce que la ville de Bordeaux veut faire pour le logement.
Le logement arrive aujourd’hui en 4ème position dans les préoccupations des Français. Pas une semaine ne se passe sans que je reçoive un habitant du quartier Saint-Michel/Nansouty/Saint-Genès qui est mal logé et parfois sans logement. Le logement est au cœur de tout projet de société et il est au centre des trois piliers de la politique municipale voulue par Alain JUPPE : projet urbain, projet social et agenda 21. C’est cet ensemble qui fera la métropole de demain. Voici, en substance, la communication du Maire au Conseil Municipal ce jour sur ce sujet fondamental.
En 1995, nous avons élaboré notre premier Projet Urbain visant à faire de Bordeaux une métropole européenne. Je n’étais pas élu à l’époque mais j’observe que nous en recueillons maintenant le fruit : la ville de Bordeaux est ainsi passée de 210 000 habitants en 1990 à plus de 240 000 habitants aujourd’hui.
En 2008, l’équipe municipale a pris 5 engagements en faveur du logement :
- créer 10 000 nouveaux logements dont 3 500 à loyers modérés
- favoriser l’accession sociale à la propriété pour les classes moyennes
- ouvrir plus de logements de transition pour les personnes en situation de précarité
- agir pour le logement des jeunes
- rénover des résidences pour personnes âgées
En 2030 : objectif de 200 000 habitants supplémentaires dans une agglomération millionnaire dont 100 000 sur Bordeaux
100 000 habitants dans une ville de qualité c’est environ 60 000 logements supplémentaires ou requalifiés, soit quelques 50 000 constructions nouvelles et 10.000 requalifications, tous économes en énergie.
Ces logements, pour qui allons-nous les faire ?
>40 000 à 45 000 pour les nouveaux arrivants
>10 000 à 15 000 pour compenser la décohabitation et le vieillissement par exemple dans le quartier Saint-Genès/Nansouty
>5 000 pour lutter contre toutes les formes de mal-logement, très (trop) présentes dans le quartier Saint-Michel…
Où allons-nous les faire ?
Quelques orientations : 10 000 sur Euratlantique, 10 000 sur le secteur de Bastide Nord, 10 000 sur le secteur allant des Bassins à flot à Ginko, 13 500 sur le secteur de Bordeaux Nord, et de l’ordre de 16 500 en diffus sur le reste de la Ville(et donc notamment dans notre quartier)…avec les services, équipements, commerces de proximité, entreprises et emplois.
Comment allons-nous les faire ?
La Ville va venir renforcer les aides publiques: 55% des nouveaux logements bénéficieront d’une aide financière publique (35% en locatif à loyer modéré, 20% en accession aidée à la propriété).
1. Intensifier la production de logements sociaux
La croissance du parc de logements publics est évidemment un objectif important : sur les 60 000 logements qui seront construits ou requalifiés d’ici 2030, il y aura entre 15 et 20 000 logements locatifs sociaux, c’est-à-dire que nous allons quasiment doubler notre parc.
Notre engagement ne date pas d’aujourd’hui : la Ville s’est engagée depuis longtemps dans une démarche volontariste : pour la seule année 2010, ce seront plus de 800 qui seront livrés.
Notre effort porte sur la mixité sociale : les différentes catégories de logement (PLS, PLUS, PLAI) doivent être également mobilisées. Le PLS répond à un vrai besoin pour classes « moyennes basses », qui ont de grandes difficultés à se loger aujourd’hui dans le parc privé. Mais il faut aussi aujourd’hui construire des logements très sociaux, car c’est une part de la population toujours plus grande qui y a droit.
Les opérations d’aménagement où se concentreront une grande part des nouvelles constructions, devront désormais comprendre 55% de logements aidés, soit
35 % de logements sociaux , dont 10 % de PLS et 25 % de PLUS/PLAI à titre indicatif et 20 % d’accession modérée à la propriété.
300 nouveaux logements sociaux publics seront créés au cœur de la ville de pierre, classée à l’Unesco, afin d’y maintenir les populations les plus fragiles dans le contexte d’une attractivité renouvelée : c’est là tout l’enjeu du PNRQAD (programme national de rénovation des quartiers anciens dégradés), le grand projet urbain de renouvellement du Centre ancien que nous lançons cette année sur les 7 ans à venir.
Pour parvenir à cela, nous avons remis à plat notre système d’aides financières aux bailleurs sociaux, afin de les accompagner dans la production de logements. Pour 2011, cela devrait déjà représenter près de 2 M€.
Intensifier la production de logements sociaux est notre 1er objectif.
La suite dans un prochain billet…






