Hier s’est achevée une séquence dont l’issue logique était connue depuis le 6 mai : la victoire d’une gauche recomposée. Il faut féliciter les 577 députés élus et espérer qu’ils sauront prendre les décisions qui s’imposent pour notre pays en préservant l’unité nationale.

Ma première pensée va vers François Bayrou. Douze années d’engagement derrière lui, pas de regret et au fond une grande tristesse. Quelque soit ce que l’on pense du personnage, de ces idées, de ces positions, qui peut sincèrement dire qu’il n’avait pas sa place parmi les 577 femmes et hommes politiques qui représentent notre Nation ? Savoir que certaines formations politiques « remorques » pourraient disposer d’une groupe alors qu’un homme qui rassemble des millions de français sur son nom ne siégera pas me désole. Notre démocratie ne s’en portera pas mieux.

Ma seconde pensée sera pour mon ami Jean Lassalle, le député des combats, des territoires et des peuples, qui vient d’être réélu dans un contexte très difficile. Son mérite et son courage lui permettent de retrouver son siège pour représenter les basques et les béarnais. J’ai la conviction que demain Jean jouera un rôle majeur dans la reconstruction d’un Centre fort.

Ma troisième pensée sera pour Nicolas Florian, avec qui j’ai fait campagne à Bordeaux ces dernières semaines, pour le remercier. Nous savions la victoire difficile malgré tout, le score de 41,5 %, très honorable, témoigne du lien qui s’est créé entre les bordelais et Nicolas et sa suppléante Maribel. Leurs nombreuses qualités vont nous permettre de préparer l’avenir à Bordeaux autour d’Alain Juppé.

La gauche est aux portes de Bordeaux, seuls deux députés en Aquitaine ne sont pas PS, l’homme pour qui je me suis engagé en politique, François Bayrou, est battu et ma famille politique, le Centre, est à reconstruire. Triste tableau. Pourtant,  une confidence : je ressens au plus profond de mes tripes le mélange d’une motivation intacte et d’une colère qui ne demande qu’à se muer en ferveur pour l’avenir.

A très vite.