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SUD OUEST 22/12/2011 – Saint-Michel au courant
22 déc
ERDF profite du réaménagement du quartier pour revoir ses installations. Objectif : répondre, à terme, aux besoins de 1 000 ménages, contre 600 aujourd’hui.
ImprimerSix cents foyers branchés au réseau électrique du quartier Saint-Michel aujourd’hui, un bon millier dans trente ans. Bien malin celui qui pourrait aujourd’hui l’affirmer mais comme le dit Jean-Guy Majourel, directeur d’ERDF, « il vaut mieux prévoir large. Ça nous évitera de recreuser des tranchées et de revoir nos équipements. »
Aussi dans le cadre du réaménagement du quartier, ERDF a pris la décision de reprendre totalement son réseau, et de l’équiper de telle sorte qu’il puisse faire face à une augmentation du nombre de ses abonnés d’au moins 40 %.
Le moment ou jamais
Une anticipation sur l’avenir cautionnée par la Ville. « On ouvre une fois, et plus du tout », assure Fabien Robert, maire adjoint du quartier en rappelant les règles : « Durant trois ans, aucun chantier ne sera autorisé sur le secteur rénové, et ensuite, seront uniquement acceptés les travaux urgents ou incontournables. » Voilà donc les propriétaires d’immeubles informés. S’ils envisagent de nouveaux branchements, c’est le moment ou jamais !
Jean-Guy Majourel et Fabien Robert se retrouvaient hier après-midi sur le terrain pour juger l’avancement des travaux et rencontrer par la même occasion les acteurs du quartier.
Trois transfos sous la place
Finalement, une belle leçon d’électricité. Le quartier est traversé par une ligne à haute tension de 225 000 volts. Venant de Bègles, cette ligne ne fait que passer cependant rue des Faures pour rejoindre le transformateur central de Saint-Christoly. C’est de ce PC que repartent les lignes de 20 000 volts qui alimentent les 60 transformateurs du centre de Bordeaux.
Surprise !… le poste relais qui apporte l’électricité à Saint-Michel est sous terre, au beau milieu de la place Canteloup. Ce poste vient d’être totalement réaménagé. Deux transformateurs jusque-là, trois dorénavant. « Deux suffisent largement à ce jour. Nous avons installé le troisième pour l’avenir et en cas de secours. Lorsqu’il y aura problème, il nous permettra de rétablir le courant bien plus vite que par le passé », explique Jérome Cadinot, coordinateur du chantier.
Tous les câbles menant à ce poste souterrain vont aussi être renouvelés. 1 100 mètres de nouveaux câbles au total dans 706 mètres de tranchées.
Autour de la basilique, le gros du chantier ERDF est réalisé à ce jour. Les travaux liés au réseau électrique dans le quartier ne sont pas pour autant terminés. La rue Camille-Sauvageau sera, par exemple, seulement traitée au printemps. Comme le sera aussi la rue des Faures.
Pour ERDF, 300 000 euros de travaux au total. La filiale d’EDF promet aux riverains une transparence totale. Avec la mise en place de panneaux d’informations sur les barrières de chantier afin que les gens suivent l’évolution des travaux engagés et comprennent pourquoi ils sont réalisés. Un premier panneau d’infos a été posé hier place Canteloup.
Des chantiers propres
ERDF promet enfin des « chantiers propres », un engagement qui figure au rang des priorités dans la convention de partenariat signée par Alain Juppé, maire de Bordeaux, et Michèle Bellon, présidente du directoire d’ERDF en juillet dernier.
Un chantier propre, c’est le respect de l’environnement, des nuisances réduites et la chasse au gaspi. À titre d’exemple, plus de va-et-vient de camions pour évacuer les gravats et ramener dans la foulée des matériaux pour reboucher les tranchées. Une machine aspire les matériaux des tranchées réalisées, les broie et les recrache pour reboucher les trous. Moins de pollution, gain de temps, économies.
Budget 2012 : saine gestion, investissements et solidarité
20 déc
Un moment important hier lors du dernier Conseil Municipal de l’année 2011 : le vote du budget de la ville de Bordeaux pour 2012. En voici les grandes lignes.
La crise touche l’ensemble des Collectivités locales et Bordeaux n’échappe pas à cette règle. La plupart des grandes villes font le choix d’augmenter fortement la pression fiscale et de réduire l’investissement. Bordeaux dans son budget 2012 met l’accent sur son programme d’équipement et continue de ne pas faire évoluer la pression fiscale. Ainsi, dans un contexte économique difficile, la ville de Bordeaux décide de soutenir l’activité économique en investissant massivement sans augmenter les impôts.
Pour mémoire, en 16 ans, le taux d’imposition globale de la ville n’aura évolué que de 7,3 % contre 33,7 % pour le Conseil général de la Gironde. Sur une période allant de 2002 à 2011, Bordeaux se situe en 2ème position des plus faibles augmentations de la fiscalité.
Notre gestion rigoureuse permet une épargne brute positive et un fort désendettement de la ville. Entre 2002 et 2010, l’encours de la dette a diminué de 22% à Bordeaux alors que 9 villes sur les 14 plus grandes villes de France ont vu leur dette augmenter et parfois très fortement (comme à Reims, Lille, Strasbourg et Montpellier).
Par ailleurs, les comptes de la ville de Bordeaux ne dénombrent aucun emprunt toxique.
En 2012, la ville va augmenter de 5,16% le budget du Centre Communal d’Action Social (6,73M€), un soutien nécessaire aux plus pauvres en période de crise économique.
> Les chiffres clefs
- Budget pour 2012 = 425,1M€
- Budget pour 2012 = +6,6%
- Dépenses de fonctionnement = 314,7M€
- Dépenses d’investissement = 110,4M€
> Un plan d’équipement inscrit à 90 M€ en progression spectaculaire de + de 36 %.
Sur ces 90 M€, 85 % sont dédiés à des équipements de proximité touchant directement les Bordelais :
- 16 M€ consacrés aux écoles et aux crèches dans les quartiers,
- 8,6 M€ consacrés aux équipements sportifs de proximité,
- 13 M€ pour les équipements culturels fréquentés par les Bordelais,
- 11 M€ consacrés aux aménagements sur les espaces publics de proximité,
- 6 M€ dédiés à l’habitat et au logement.











