Dimanche, en accord avec ma conscience, je voterai blanc
Hier à Paris, François Bayrou n’a donné aucune consigne générale à ses électeurs mais a indiqué qu’il voterait, à titre personnel, pour François Hollande.
Je suis fier de la campagne menée aux côtés de François Bayrou, même si les résultats ont été éloignés de nos espérances. Avec 9,68%, et des pointes à plus de 10% dans de nombreuses communes, notamment à Bordeaux et dans la 2ème circonscription, la Gironde a offert à notre candidat un score supérieur à sa moyenne nationale. Plus encore, contre les trop nombreuses illusions et démagogies de tout bord, François Bayrou a développé des thèmes essentiels pour l’avenir de notre pays, qui s’imposeront au futur président, quel qu’il soit.
A l’approche du second tour de cette élection présidentielle, je ressens le besoin de faire un choix personnel, en accord avec ma conscience.
Je suis un humaniste, attaché à l’égalité et à la fraternité, mais les aspects économiques irréalistes du programme de François Hollande ne peuvent recueillir mon assentiment. J’ajoute que j’ai la plus grande hostilité à l’égard des idées défendues par Jean-Luc Mélenchon, l’un des principaux soutiens du candidat Hollande.
Allié avec Alain Juppé à Bordeaux dans le cadre d’un contrat municipal, je ne me reconnais néanmoins pas dans les orientations prises par Nicolas Sarkozy lors de cette campagne qui a accordé peu de place aux idées du Centre.
Lors de cette fin de campagne, les valeurs ont semblé prendre le pas sur les questions économiques. Selon moi, ces deux sujets auront une importance capitale et égale dans les années qui viennent.
En conséquence, le dimanche 6 mai, en accord avec la liberté d’expression prônée par François Bayrou, je voterai blanc.
J’ai fait toute cette campagne avec la conviction que l’Union Nationale était la seule voie pour sortir la France de l’impasse. Les français ayant préféré un duel droite/gauche, il est normal, dans une famille politique centrale, que des choix différents apparaissent.
François Bayrou demeure pour moi un homme libre que je respecte profondément pour son courage et sa clairvoyance.
Etre au Centre est un exercice difficile mais mes convictions sont telles les racines d’un arbre, assez profondes pour supporter tant la sécheresse que la tempête. Aussi, je compte bien demain continuer de concilier loyauté envers Alain Juppé et fidélité à François Bayrou.
Enfin, j’appelle de mes vœux, une nouvelle fois, la reconstruction de la famille sociale, démocrate et européenne, au centre de la vie politique française.
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