SUD OUEST 07/07/2010 – Un coquillage à conserver
7 juil
Hier, les architectes du cabinet Obras, gagnants du concours, ont présenté leur projet d’aménagement du secteur à des habitants sceptiques sur certains détails.
Frédéric Bonnet, l’architecte-urbaniste du cabinet Obras, a la métaphore poétique pour parler du secteur de Saint-Michel que son équipe est chargée de réaménager. « C’est un coquillage », dit-il à propos de cet espace compris entre Garonne (lui dit « le fleuve ») et Capus, et qui enserre la place « Saint Mich’». Pas que le coin ait le décor nacré mais sa forme, avec ses « lignes pliées » qui viennent du fleuve ou coulent dans son sens en se croisant selon des angles… courbes, a la simplicité et la complexité mêlées d’un coquillage. Dans le même style, la flèche est « un personnage urbain » et l’aménagement prévu un « fil d’Ariane ».
La mixité en principe
Les habitants venus hier soir assister à la première réunion de concertation sur le projet validé lors du dernier Conseil municipal ne réclament pas forcément tant de recours à la mythologie mais peuvent être rassurés. Non, le cabinet Obras ne va rien casser. Et surtout pas la mixité d’usage et la qualité architecturale qui ont tellement frappé les Parisiens quand ils sont venus préparer leur concours.
Ça tombe bien, le respect de l’identité « saint-michelienne », faisait partie du cahier des charges défini à l’occasion des réunions de concertation (déjà) précédant le concours. Pas question, sur le papier, de fermer le quartier par des bornes d’accès, d’aseptiser le marché, de « boboïser » le secteur. Frédéric Bonnet et les siens promettent d’embellir la place à petites touches, avec des pavés de bois sur une partie, une meilleure accessibilité du jardin de la basilique et de fluidifier la circulation vers les Capucins. « L’idée, sur la place, c’est de mettre en valeur son tracé en faisant en sorte que l’orientation des pavés conduise naturellement vers les rues qui en partent », précise l’architecte.
Nouvelle concertation
Tout de même, plusieurs concertations valent mieux qu’une. Cette fois, il s’agit de permettre aux habitants de donner leur avis sur quelques idées, grâce à un questionnaire très précis débattu autour de tables rondes pilotées par des animateurs recrutés parmi le personnel municipal. Le fameux questionnaire sera mis prochainement en ligne sur le site bordeaux.fr, une seconde réunion de concertation est prévue le 13 juillet et les esquisses sont montrées jusqu’à la même date au 29 rue des Faures. Quant à Frédéric Bonnet, il promet que « maintenant qu’un point de vue est établi, les curseurs peuvent bouger ». Comprenez : le coquillage n’est pas scellé. En attendant, une centaine de personnes sont venues, « y compris des gens que je n’ai jamais vus », assure Fabien Robert, l’adjoint du quartier.
Le diable est dans les détails, comme dit l’autre. On s’entend mal autour des tables rondes du centre social et, surtout, les habitants ont quelques doutes sur certains aménagements. Va pour le principe général, pourvu que la mixité revendiquée par les uns et les autres soit bel et bien au rendez-vous après les travaux, pourvu que les deux ans de chantier, de fin 2011 à fin 2013, ne la condamnent pas d’entrée de jeu. Passe encore pour les pavés de bois, à condition que l’usage intensif de la place ne les abîme pas, d’où de multiples interrogations sur l’essence qui sera employée (a priori, il y en aura plusieurs, et pas que du pin). Mais ça commence à coincer quand on parle du marché, invité à « glisser » vers la place du Maucaillou via la rue Gaspard-Philippe. Beaucoup craignent qu’il soit « avalé » par les Capus, voire banalisé, d’autres rigolent franchement quand on évoque la nécessité d’harmoniser les 246 stands, chiffre officiel.
Les lampadaires, des mâts plus hauts et plus design qu’aujourd’hui ont encore plus de mal à passer. « Parce que les nôtres, on peut s’y brancher, ils servent de bancs, bref ils ont une touche qui nous ressemble », lance une habitante. Les potelets en cuivre censés séparer piétons et automobiles restent franchement en travers. Trop « richards » aux yeux des uns tandis que d’autres signalent qu’« ils vont être piqués : dans le quartier, tout le monde a faim ».
SUD OUEST 28/06/10 – La place pavée de pin
28 juin
Le projet de rénovation de la place, porté par le cabinet Obras, doit être discuté aujourd’hui en Conseil municipal. S’ensuivra dès juillet une concertation.
Le Conseil municipal se prononce aujourd’hui sur le choix d’Obras architectes, lauréat du concours portant sur la requalification de la place Saint-Michel.
D’une cinquantaine au départ, les candidats potentiels n’étaient plus que cinq à l’issue d’un premier passage devant jury. L’agence, gérée par Marc Bigarnet et Frédéric Bonnet, a fait la différence à l’occasion du second tour de table.
Pourquoi eux ? « Parce que leur projet respecte les grands principes que l’on avait fixés, en particulier sur les usages de la place. Je veux parler du marché », a dit le maire, samedi, lors d’un point presse dans le quartier.
136 places de stationnement
Deuxième argument, Obras garantit au terme des travaux le même nombre de places de marché qu’aujourd’hui. Enfin, conformément à une concertation préalable, les habitants retrouveront 70 % du stationnement légal, soit 136 places. Toutefois, l’aménagement d’une « zone 20 » donnera la priorité aux piétons. Rue des Faures, le stationnement sera largement supprimé afin d’élargir les trottoirs et conserver le caractère commerçant de la voie.
Au-delà de ces considérations, le parti d’aménagement a séduit. Son principe : créer une grande unité, des Capucins à la place Duburg. Exit donc les trottoirs et emmarchements. L’espace public sera au même niveau sur l’ensemble de la surface. Mais surtout, les architectes prévoient la pose des pavés de bois sur une partie du site. L’originalité a fait mouche. Le choix de l’essence aussi. Ce sera du pin. En l’occurrence, des arbres mis à terre par la dernière tempête. En tant que Landais, Alain Juppé ne pouvait qu’acquiescer.
Quel sera le dosage entre la cale bordelaise, les pavés de bois et ceux de pierre ? L’équilibre sera tranché dans le cadre de la concertation qui s’ouvre le 1er juillet. Elle se prolongera jusqu’à fin septembre. En effet, les architectes ont souhaité un projet ouvert et évolutif, tenant compte des aspirations de la population de Saint-Michel. Il ne s’agit pas d’ébranler la philosophie générale du projet mais de libérer la parole sur un certain nombre de préoccupations comme l’éclairage, la collecte des déchets. « L’installation de bacs enterrés est-elle judicieuse ? Il faudra regarder cela de près. Pareil pour le mobilier urbain. On nous propose de la fonte et du bronze. Personnellement, je serai très attentif à la résistance des matériaux », avertit l’édile.
Quid de l’ouverture au public des espaces végétalisés aux abords de la basilique ? Là encore, la concertation dira si oui ou non le périmètre des grilles entourant le monument est susceptible d’évoluer.
Réunion, comité et expo
Autre sujet épineux : le chantier entraînera le déménagement du marché pendant plusieurs mois. Fabien Robert, maire adjoint de quartier, assure que les commerçants non sédentaires seront consultés sur le choix du lieu d’implantation provisoire. À ce jour, le transfert des étals vers l’esplanade des Salinières tient la corde.
Comment s’organisera la concertation ? Dès le 1er juillet, des esquisses du projet seront présentées dans un local, rue des Faures. Parallèlement, un questionnaire sera mis en ligne sur le site de la ville de Bordeaux (1).
La population sera invitée à deux réunions publiques, les 6 et 13 juillet, au centre d’animation de Saint-Michel, rue Permentade. Un comité d’accompagnement de la requalification fera le lien jusqu’à l’achèvement des travaux. Par ailleurs, une concertation spécifique sera menée en direction des commerçants sédentaires. Le maire promet un accompagnement pour les plus pénalisés d’entre eux. Sous quelle(s) forme(s) ? « On verra si on peut prévoir des exonérations d’impôts locaux ou de redevances comme les droits de place. On sollicitera aussi le programme Ouc (opération urbaine collective), qui prévoit l’ouverture de crédits pour embellir ou moderniser des commerces. »
Le cabinet Obras présentera sa mouture définitive en février 2011. Le temps de lancer l’appel d’offres, l’aménagement débutera fin 2011, pour une livraison deux ans plus tard. Le coût de l’opération, estimé à 13 millions d’euros, sera financé à 60 % par la CUB et à 40 % par la Ville.
(1) www.bordeaux.fr
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24 juin
La Mairie de Bordeaux en partenariat avec le Conseil Général vous propose de partir vers les plages ou les bases nautiques du littoral pour 2€ seulement.
Quand ?
3 jours par semaine durant tout l’été. Du 6 juillet au 26 août 2010, les mardis, mercredis et jeudis.
Pour aller où ?
Lège Cap Ferret, Le Porge, Lacanau et Hostens
Points de départ ?
Place des Quinconces, allées d’Orléans (près du quai Louis XVIII) :
• Ligne 702 : Bordeaux-Lacanau Océan
• Ligne 601 : Bordeaux-Lège Cap-Ferret Rue des Terres de Borde (gare SNCF, côté Belcier) :
• Ligne 504 : Bordeaux-Hostens
• Ligne 701 : Bordeaux-Le Porge Océan
Pour qui ?
Les jeunes de 12 à 20 ans. Les familles accompagnées d’un enfant minimum. Gratuit pour les enfants de moins de 5 ans. Personnes à mobilité réduite de moins de 20 ans et accompagnées d’un enfant : réservation obligatoire la veille du trajet au : 0 974 500 033.
Comment en profiter ?
Pour bénéficier d’un voyage à 2 €, vous devez obtenir une carte nominative établie dans un des points relais le plus proche de votre domicile. Les cartes sont délivrées à partir du jeudi 1er juillet au Centre d’Animation Saint Michel, 25 rue Permentade – Tél. : 05 56 91 32 08 Courriel : ca.stmichel@centres-animation.asso.fr
Justificatifs à fournir
• Si vous avez entre 12 ans et 17 ans : carte d’identité ou passeport, attestation de domicile de moins de 2 mois, photo d’identité. Un de vos parents ou votre responsable légal doit vous accompagner pour faire établir la carte à votre nom et pour remplir l’autorisation parentale.
• Si vous avez entre 18 et 20 ans : carte d’identité ou passeport, attestation de domicile de moins de 2 mois, photo d’identité.
• Si vous êtes parents : carte d’identité ou passeport, attestation de domicile de moins de 2 mois, livret de famille, les photos d’identité de chaque membre de la famille souhaitant bénéficier d’une carte (excepté pour les enfants de moins de 5 ans).
• Si vous êtes grands parents, frères et soeurs majeurs : mêmes pièces que pour les parents avec une autorisation des parents pour chaque enfant accompagné.
Les horaires sont disponibles au Centre d’Animation Saint-Michel.


