Le principe de précaution pour les antennes relais bordelaises
22 fév
La mairie de Bordeaux vient de prendre un arrêté pour interdire la pose de nouvelles antennes émettrices de radiofréquences près des établissements fréquentés par des enfants.
L’arrêté signé par Alain Juppé le 12 février dernier a pour objectif de consolider les avis émis par l’Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement et du Travail et le Conseil scientifique de l’Agenda 21 de Bordeaux dans son rapport de mai 2009. Il s’inscrit aussi dans la continuité du protocole d’accord signé en 2007 entre la Ville et les opérateurs de téléphonie mobile.
Solicité par des riverains de la place de la Victoire, c’est un sujet sur lequel je m’étais particulièrement mobilisé au sein de notre quartier.
Les principales dispositions
Tout projet d’implantation sur le territoire bordelais d’antennes émettrices de radiofréquences fera l’objet préalable du dépôt d’un dossier auprès du service communal d’hygiène et de santé. Ce dossier sera présenté pour avis devant une commission de concertation où siègent des élus municipaux, des représentants d’associations de consommateurs et d’opérateurs de réseaux sans fil.
Toute nouvelle implantation d’antennes émettrices de radiofréquences à moins de 100 mètres d’un établissement ou de lieux publics accueillant régulièrement et principalement des enfants de moins de 12 ans est interdite.
Toute modification ou réglage d’antennes déjà existantes dans un tel périmètre ayant pour conséquence une augmentation significative du champ électromagnétique dans les établissements concernés est interdite. La Ville procèdera à un contrôle régulier sur ces sites.
Principe de précaution
Ces décisions correspondent au respect du principe de précaution et sont un appel à la responsabilité des opérateurs.
A cet égard, le maire de Bordeaux se félicite que France 3 Aquitaine ait, en application de ces principes, refusé la re-conduction du contrat liant la chaîne à un opérateur de téléphonie et qui se traduit par la présence d’une antenne sur le toit de la station, à proximité immédiate d’une école.
SUD OUEST 20/02/2010 – St Michel : cinq urbanistes désignés
21 fév
BORDEAUX. Cinq groupements viennent d’être choisis par un jury réuni à la mairie pour imaginer la rénovation de l’espace Saint-Michel, depuis les quais jusqu’aux Capucins
Le projet de rénovation de l’espace Saint-Michel vient de franchir une étape importante. Début février, après trois heures de délibérations, un jury réuni à la mairie a désigné cinq groupements d’architectes et urbanistes appelés à plancher sur le projet, parmi les 56 qui avaient répondu à l’appel à candidature.
Requalification complète
Ces cinq équipes vont maintenant concevoir un aménagement de l’espace qui sera proposé au maître d’ouvrage, la Ville de Bordeaux, dans deux mois. Le groupement lauréat, désigné à la mi-juin, fera automatiquement partie de ces cinq-là. Ce qui est demandé à chacun d’eux, c’est de concevoir une requalification complète de l’espace urbain compris entre le quai des Salinières et la place des Capucins, via les places Dubourg, Meynard, Maucaillou et Saint-Michel et les rues Gaspard Philippe et Clare. Bref, il s’agit de rien moins que de rénover tout un quartier, et pas n’importe lequel. Saint-Michel est un espace sensible. Il relève du patrimoine historique mais il n’est pas pour autant devenu un décor de théâtre, comme d’autres quartiers anciens réhabilités. De par sa sociologie, c’est le dernier quartier réellement populaire et cosmopolite de Bordeaux. C’est aussi l’un des plus vivants, qui a jusqu’ici résisté au grignotage de l’espace par les banques, les agences immobilières et les boutiques en franchise. En un mot, Saint-Michel est resté authentique, voire « dans son jus ». La mairie saura-t-elle conserver l’identité des lieux ? Le souhaite-t-elle ? C’est tout l’enjeu du projet.
Désignés sur dossier
Les urbanistes qui vont maintenant concourrir ont été choisis au vu de leurs références, sur dossier. En clair, ils n’ont pas encore livré leur vision du quartier Saint-Michel. Le maître d’ouvrage ne connaît d’eux que des projets ou des réalisations présentées sur papier, comme on recrute un candidat sur CV. La mairie a toutefois privilégié certains critères. Les candidats qui n’ont jamais réalisé de projet urbain d’un montant supérieur à 3 millions d’euros, ont par exemple été systématiquement écartés. La rénovation de Saint-Michel représente environ 13 millions d’euros (1). Les groupements devaient aussi présenter des compétences en matière de HQE (haute qualité environnementale).
Au final, sur les cinq retenus, on compte deux « locaux » et trois « étrangers ». Installé rue Saint-Genès, Bernard Bouzou représente l’urbanisme local, tout comme l’équipe de Poly Rythmic Architecture, dont l’agence se situe rue Paul Bert. Pour le reste, les équipes viennent de Paris et Lyon (Obras), d’Espagne (Map Arquitectos) et du Portugal (Cremascoli, Okumura, Rodrigues).
Urbanistes avant tout
Toutes ces équipes ont en commun d’avoir déjà réalisé des projets d’urbanisme, qui font appel à des compétences sensiblement différentes de l’architecture concentrée sur un seul bâtiment. Bernard Bouzou est l’auteur du projet de rénovation de la place Fernand-Buisson, dans le quartier Belcier. Il a également participé, en 2006, à un rapport siglé RFF sur l’impact de la LGV Bordeaux-Espagne. Le groupement dont il est mandataire a aussi réalisé l’aménagement du tour des arènes de Nîmes.
Poly Rythmic Architecture, l’autre local, est associé ici avec des architectes des Pays-Bas et de Belgique. Ils ont réalisé des projets urbains à Malines (Belgique) et Holsterbro (Danemark), entre autres. Le groupement formé autour de l’agence Obras, lauréate du Grand prix Auguste-Perret en 2008, a réalisé l’aménagement des quais à Saint-Nicolas de l’Eure ou encore le boulevard urbain du centre de Bastia. Poly Rythmic a également construit une villa à Montalivet, en 1998. Les Espagnols de Map Arquitectos ont fait nombre de projets, notamment à Barcelone : rénovation du marché Ninot, hôtel AC (une tour de 88 mètres de haut), palais des congrès. On leur doit aussi la rénovation de la grande place du centre historique de Castello Branco, au Portugal. Le trio Cremascoli, Okumura, Rodrigues, enfin, a requalifié la place Garibaldi de Cantù, en Italie, ou encore le Corso Sempico, à Milan.
Deux ans de travaux
Tous ces spécialistes de la ville ont maintenant environ deux mois pour s’imprégner de l’espace Saint-Michel et proposer une vision de son aménagement futur. En juin 2010, une équipe sera désignée lauréate. Commencera alors une phase de concertation avec les habitants du quartier, pilotée par le maire-adjoint, Fabien Robert. « Le résultat de la concertation permettra d’amender le projet, précise ce dernier, qui sera bouclé sous sa forme définitive en septembre 2010. » Premier coup de pioche un an plus tard, livraison fin 2013, après deux ans de travaux.
(1) Le chantier sera financé à 70 % par la Communauté urbaine, au titre de sa compétence en matière de voirie. Les 30 % qui restent seront payés par la ville de Bordeaux, à laquelle la CUB a rétrocédé la maîtrise d’ouvrage.
Voici les cinq équipes retenues pour le réaménagement de l’espace Saint-Michel. Elles vont travailler durant deux mois. Le lauréat sera désigné en juin 2010. Le mandataire est celui qui représente son groupement auprès du maître d’ouvrage.
Équipe 1 :
Bernard Bouzou (mandataire)/Antoine Bruguerolle/ A + R Salles Paysagiste/ CETAB / Anne Bureau.
équipe 2 :
Agence Obras/ Frédéric Monnet, Marc Bigarnet (mandataire)/ Horizons Paysages/ Arcadis.
équipe 3 :
MAP Arquitectos/ Josep Lluis Mateo (mandataire)/ D’ici là/ Cabinet Pedezert et Labeille/Artec/Etamine.
équipe 4 :
Roberto Cremascoli, Edisson Okumura, Marta Rodrigues (mandataire)/G.O.P.
équipe 5 :
Poly Rythmic Architecture/ Emmanuelle Jutan, Ludovic Lachavanne, Sirine Touzani, Ferran Yusta-Garcia (mandataire)/ Okra Landscape Architecten/ Betom/ Atelier Roland Jeol.
Auteur : denis lherm
d.lherm@sudouest.com
SUD OUEST 30/01/2010 – La culture en partage
30 jan
BORDEAUX, 5 DE COEUR. Après la Boîte à lire, l’association de quartier a le projet d’ouvrir une épicerie sociale et solidaire avec des producteurs.
Bien que le lieu et l’heure de l’inauguration soit demeurés discrets, quelques riverains de la rue Saint-Genès sont venus voir de près, jeudi soir, la première Boîte à lire installée dans le jardin des Dames de la foi. Fabien Robert, l’élu référent du quartier était là mais aussi le président de l’association Bordeaux 5 de coeur, Alain Silvestre, très heureux de cette initiative qui a des chances de faire des petits. Un jeune homme, venu en voisin, a délicatement déposé un ouvrage dans la superbe boîte en plexiglas inrayable et ignifugée réalisée par les ateliers municipaux pour la modique somme de 650 euros.
« L’idée est de faire vivre l’esprit du partage, ici en l’occurrence de la culture. Chacun a un livre qui traîne sur une étagère et qui peut circuler, via cette Bookbox », dit Alain Silvestre. Le concept, appelé bookcrossing, connaît un vif succès à Lyon et à Sarlat. « Et nous espérons l’étendre à d’autres quartiers », annonce Fabien Robert.
Prix indexés sur les revenus
Bordeaux 5 de coeur a un autre projet dans ses cartons, une épicerie sociale et solidaire. « Une sorte de continuité avec l’Amap que nous avons lancée sur le quartier puisque nous demanderons à des producteurs locaux de venir vendre leurs produits frais directement au consommateur. Mais ici, contrairement au principe de l’Amap, l’acheteur ne s’engage pas sur une année », détaille Alain Silvestre. Chaque producteur viendra un jour par semaine dans le local que l’association est en train de chercher.
« Il y aura du thé, du café, des livres, car le but est de créer du lien. On voudrait que les prix soient indexés sur les revenus », annonce le président de Bordeaux 5 de coeur.
Ce dernier a remis le dossier à Fabien Robert, chargé de le transmettre au maire. Et fera sans doute appel à d’autres partenaires pour assumer les coûts fixes de la structure et de son fonctionnement.
Auteur : DOMINIQUE MANENC
d.manenc@sudouest.com
Lancement de la première « Boîte à lire » de Bordeaux!
29 jan

Depuis hier, Jeudi 28 Janvier 2010, la 1ère boite à lire de Bordeaux est installée dans le jardin des dames de la foi, rue Saint Genès.
Il s’agit d’une boite en plexiglas où chacun peut déposer et/ou prendre un livre, selon le concept américain des « bookboxes ». Cette action s’inscrit dans le phénomène mondial de bookcrossing : le concept consiste à faire circuler des livres en les « libérant » dans la nature pour qu’ils puissent être retrouvés et lus par d’autres personnes, qui les relâcheront à leur tour, via une base sur internet. Les ateliers municipaux ont réalisé la boite, en plexiglas inrayable et ignifugé, qui sera gérée par l’association Bordeaux 5 de cœur, en surveillant sa bonne utilisation chaque semaine.
France Bleu Gironde , le 27/01/2010 : Ecoutez en cliquant ici -> 27.01.2010-09h50_FBG_Culture-boite à lire
Libération.fr, le 28/01/2010 : http://www.libebordeaux.fr/libe/2010/01/une-bo%C3%AEte-%C3%A0-livres-pour-le-plaisir-de-partager-les-ouvrages.html
Sud-ouest, « La photo du jour », le 29/01/2010
Bordeaux7, le 28/01/2010



