Rendez-vous aux Cafés du Patrimoine !

En Mars 2013, l’Office du Tourisme a organisé un premier Café du Patrimoine au bar Nansouty « Chez Luis », en partenariat avec la ville de Bordeaux. Fort de son succès, l’organisation des ces cafés dans le quartier Saint-Michel/Nansouty/Saint-Genès se poursuit avec trois nouvelles dates.

Ces rendez-vous gratuits, animés par un guide de l’Office de Tourisme, ont pour objectif de faire connaître et partager l’histoire parfois méconnue des quartiers de Bordeaux.  Toutes les générations se retrouvent autour d’un verre pour partager un moment convivial où l’histoire se raconte. Pendant 1 heure, le guide fait découvrir les secrets du quartier : son histoire, ses nombreuses anecdotes, ses lieux insolites et méconnus…

Les prochaines dates :

- QUARTIER VICTOIRE : Jeudi 23 mai à 18h au pub HMS, place du Général Sarrail*
– QUARTIER SAINT-GENES Jeudi 27 juin à 18h30, au Petit Zync, barrière Saint-Genès (place Louis Barthou)
– QUARTIER SAINT-MICHEL : Vendredi 27 septembre, à 18h30 au Bar Tabac, place Saint-Michel (dans le cadre de la Fête de la St Michel)

*La manifestation du 23 mai sera suivie d’un concert donné par l’orchestre universitaire allemand Big VS Campus, à 19h, place du Général Sarrail. Ce concert se place sous l’égide de l’ACME, l’association Culture et Musique de l’Estuaire et en partenariat avec l’association des commerçants Vic-Vic.

J’espère avoir le plaisir de vous retrouver lors de ces rencontres.

Le Big band vs campus a été formé en 2008 par des étudiants et des professeurs de l’université de Villingen- Schwenningen. Il comprend 18 musiciens sous la direction d’Andreas Schiller, des professeurs d’université et des étudiants en marketing, économie, sciences sociales et bio-technologie. Percussions, piano électrique, basse, vents, accordéon et voix leur permettent de vous proposer un large répertoire. Ils allient le rythme du swing et la douceur du blues.

SUD OUEST 20 mars 2013 – La naissance du marché dominical place Pouyane

Ils seront tous là dimanche matin, à partir de 8 heures. Une dizaine de maraîchers, agriculteurs, ostréiculteurs, volaillers inaugure le marché des frères Pouyane.

Monsieur Poirier plume ses volailles à sec. Un travail long et fastidieux, mais qui n’a d’égal que la fermeté de la chair. En plus, ses poules galopent dans la nature du côté de Porchères trois semaines de plus que les autres. Des costaudes. Hélène Montanguon viendra avec son armée de lapins, qu’elle élève dans le canton de Coutras. Monsieur Carles, lui, s’est spécialisé dans les agneaux, il arrive du Lot-et-Garonne. Pâques n’a qu’à bien se tenir. On attend aussi les fraises et les cerises des Vergers de Briteste, les melons d’Olivier David, ses endives, ses salades, ses radis…

Tous n’étaient pas là hier midi. Mais la plupart des nouveaux commerçants non sédentaires qui, dimanche, vendront leurs délices ont accepté l’invitation de Fabien Robert, adjoint au maire du quartier Saint-Genès. Histoire de taper la causette, de découvrir le site, ce splendide parvis de la place des Frères-Pouyane, de rencontrer leurs homologues, ainsi que leurs voisins commerçants sédentaires. Tous bien contents face à la nouvelle émulation du quartier.

18 marchés en ville
En 2010 et 2011, la mairie de Bordeaux organise en partenariat avec la Chambre d’agriculture un marché producteur sur la place Pouyane. Ces deux journées connaissent un vif succès et du coup, l’évidence s’impose. Le quartier qui a vécu une mutation urbaine et sociologique réclame un marché. Bordeaux alors comptabilise 18 marchés dans ses divers quartiers. Jean-Claude Floirac, directeur de l’occupation du domaine public à la mairiee, tient les cordes de ce dossier « Marché ». Il explique : « Avant d’envisager de créer un nouveau marché, il faut être sûr que cela corresponde à un besoin dans le quartier, il vaut mieux qu’il ne doublonne pas avec un marché pas trop loin. Avant toute chose, lorsqu’Alain Juppé a dit banco pour ce marché, il a été organisé un débat en Conseil municipal, avec vote mis en délibération. Une fois la délibération votée, nous avons lancé la procédure, à savoir, déterminer la caractéristique du marché et trouver les commerçants. »

Producteurs locaux
Le marché Pouyane a donc été qualifié de « producteurs ». Il fait appel à de petits producteurs locaux. Pas encore bio, mais respectueux du produit. « Un marché purement bio aurait été compliqué, trop cher aussi, remarque Fabien Robert. Le marché labellisé ‘‘producteur’’ colle bien avec notre Agenda 21, on ne trouvera ici que du local. »

Une dizaine de producteurs ont répondu à l’appel de la mairie de Bordeaux. « Trop contents de trouver une si belle opportunité, note Olivier David, maraîcher en Charente-Maritime. La place est animée, il y a du mouvement, le tram s’arrête juste devant. Entre la Victoire et les boulevards. C’est vraiment parfait. »

Le dimanche matin, Bordeaux compte trois marchés, celui des quais aux Chartrons, celui de Pey-Berland et celui des Capucins. Désormais, le parvis Pouyane sera le quatrième. On trouvera aussi un crémier, un brasseur, un marchand de bœuf. Pas de boulanger ni de fleuristes, afin de ne pas concurrencer les commerçants autour de la place. Et on pourra déguster les huîtres avec un petit blanc, au soleil.

Un nouveau marché dominical et le commerce à l’honneur !

La mairie de Bordeaux est très attachée à la richesse de son tissu commercial de proximité, tant dans le centre-ville que dans les quartiers. L’embellissement de la ville ces dernières années a permis de soutenir le commerce entraînant ainsi l’ouverture de nombreuses boutiques. La ville, en partenariat avec l’association de commerçants la Ronde des quartiers de Bordeaux et l’État, s’est par ailleurs engagée dans une Opération Urbaine Collective (OUC), qui permet de développer de nombreuses actions : animations, aides financières, conseils individualisés, etc.

Initiative citoyenne à Nansouty Saint-Genès
La commission permanente du Conseil du quartier Saint-Michel, Nansouty, Saint-Genès, composée de citoyens engagés, a proposé une idée retenue par la Ville de Bordeaux. C’est ainsi que « les journées du commerce de proximité » se dérouleront les 22, 23 et 24 mars place Nansouty, barrière Saint-Genès et rue Costedoat. Pendant 3 jours, les commerçants sont invités, dans la mesure du possible, à proposer animations, dégustations et promotions. Ils sont également, à titre exceptionnel, autorisés à déballer gracieusement devant leur vitrine à condition de respecter le cheminement des piétons.
La Ville de Bordeaux fera la promotion de ces journées auprès des habitants du quartier. Plusieurs animations musicales seront également proposées.
Rendez-vous au lancement de ces journées, le vendredi 22 mars à 18H30 Chez Luis (Bar Nansouty).

Un nouveau marché dominical !
Pour tenir compte d’une forte demande des habitants, la Ville lance à cette occasion un nouveau marché dominical sur le parvis des frères Pouyanne (arrêt de tram Bergonié). Désormais organisé chaque dimanche, ce marché rassemblera une douzaine de producteurs locaux qui viendront vendre leurs marchandises de 8h à 14h. Un maraîcher, des marchands de miel, de bière, de viandes, d’huitres, un fromager, des plats cuisinés… sont attendus dès le dimanche 24 mars !
Ces nouveaux marchands viendront se présenter aux commerçants du quartier mardi 19 mars à 12H30, parvis des frères Pouyanne.

SUD OUEST 14 mars 2013 – L’ancien axe rouge se prend à rêver la vie en vert

Barrée à la circulation depuis juin 2011, cette artère va se fleurir dans le cadre du plan de végétalisation du quartier. Et n’entend pas s’ouvrir à nouveau aux bus.

La promesse a été tenue. Hier matin, un camion de la mairie est venu déposer sur le trottoir de la rue Tanesse des pots de fleurs, des plantes aromatiques, des petits arbustes et de la terre. Les adhérents de la très récente association Bordeaux-Tanesse ont mis la main à la poche pour payer les bacs. « Cette opération fait partie du plan de végétalisation des rues des quartiers Nansouty-Saint-Genès », explique le maire adjoint Fabien Robert, qui va entamer une série de réunions d’information avec les habitants pour les inciter à participer à cet itinéraire vert et les encourager à faire des plantations sur leurs façades et leurs trottoirs. « Une bonne façon d’améliorer le cadre de vie et de créer du lien social », commente l’élu.

Lionel Desplanques, trésorier de l’association, a voulu, symboliquement, fleurir un bac : « La plupart des habitants étant en vacances, nous organiserons une petite fête la semaine prochaine pour faire les plantations tous ensemble. »

« On s’est réveillés »
En janvier, Bordeaux-Tanesse a tenu son assemblée générale, confirmant le désir des adhérents, une quarantaine, de retrouver une rue apaisée. Une opportunité liée aux menaces d’écroulement de l’immeuble qui fait l’angle avec le cours Aristide-Briand et qui, un beau jour de juin 2011, a failli s’effondrer. Dans la foulée, il a fallu l’étayer et cette nouvelle donne a condamné la rue Tanesse à ne plus jouer son rôle d’axe rouge. Dès lors, la circulation a été détournée et les habitants ont vu la vie autrement : « On s’est réveillés », assure Lionel Desplanques.

Peu après, les riverains improvisaient un repas de quartier en installant tables et chaises sur la chaussée et les jeunes avaient tourné une vidéo sur la rue rebaptisée « rue Granesse ». « On avait envie de se réapproprier la rue », rappelle le trésorier.

Des arrêts minute
Ils ont pris goût à la tranquillité et n’ont plus envie de voir les bus à soufflets passer sous leurs fenêtres. « On demande que les voitures roulent à 20 km/heure, que les piétons et les vélos aient la priorité. On veut une rue rencontre », explique Lionel Desplanques.

Le mois dernier, Fabien Robert a réuni les riverains pour discuter du futur plan de circulation : « Il y a des interrogations sur la façon de le modifier. Le bus 4 n’y circule plus et certains aimeraient qu’il passe à double sens rue Costedoat. Ce que les commerçants refusent. Fin mars, début avril, je vais convier les habitants, les commerçants, les représentants de la CUB pour élargir la discussion. Pourquoi ne pas installer des arrêts-minute sur un côté de la rue Costedoat, comme nous avons essayé de le faire à Saint-Augustin ? »

Le chantier de l’immeuble à risque doit durer entre 12 et 18 mois. Après, la rue pourra à nouveau être ouverte au trafic. Riverains et commerçants ont un peu de temps pour réfléchir au devenir de leur quartier.