SUD OUEST 09/01/2012 – L’emploi en terre de mission
9 jan
Un nouveau lieu vient d’ouvrir pour aider les demandeurs d’emploi dans un quartier particulièrement touché.
ImprimerPriorité à l’information sur l’emploi et à l’insertion professionnelle dans le quartier lui-même. Après Bordeaux-Nord, Saint-Michel est le deuxième quartier de Bordeaux à disposer d’une mission emploi. Installée provisoirement depuis la fin de 2011 dans les locaux de l’atelier informatique municipal (1), elle a été inaugurée hier. En principe, à la fin de l’été, elle déménagera au Village Saint-Michel rénové dont elle a repris les activités.
« Il est important d’être présent à Saint-Michel avant que la mutation du quartier ne prenne son essor et avant Euratlantique », dit Gilles de Wavrechin, directeur de la Maison de l’emploi. Cette dernière s’est rapprochée, il y a un an, du PLIE (plan local pour l’insertion et l’emploi) donnant naissance à Bordeaux-emploi, présidé par Josy Reiffers, maire-adjoint chargé de développement économique. Sur la ville, un millier de personnes sont ainsi accompagnées par le PLIE et 200 projets de création d’entreprises ont été présentés en 2011 à la Maison de l’emploi.
1600 demandeurs d’emploi
La mission emploi Saint-Michel va œuvrer au cœur d’une zone urbaine sensible (ZUS). Selon les dernières statistiques de l’INSEE, le quartier compte 7 100 habitants dont environ 5 700 ont entre 15 et 60 ans. Le nombre de demandeurs d’emploi dépasse les 1 600 (6,5 % du total des chômeurs bordelais) dont 14,6 % ont moins de 25 ans. S’y ajoutent près de 900 emplois précaires. Dans 78 % des cas, les chômeurs sont de nationalité française et à 21 % de nationalités étrangères.
« La mission emploi est une structure ouverte à de nombreux partenaires », souligne Fabien Robert, maire-adjoint en charge du quartier, citant la caisse d’allocations familiales, le CCAS, Info droit… Saint-Michel va travailler en collaboration et en suivant l’exemple de la mission emploi de Bordeaux-Nord, installée avant l’arrivée du tram aux Aubiers et avant le chantier de Ginko. Ce dernier a par exemple généré des emplois pour les habitants du quartier.
Insertion par Euratlantique
Concernant Saint-Michel, Emploi-Bordeaux chiffre à 400 000 le nombre d’heures d’insertion potentielles (une centaine d’emplois) lié à Euratlantique. Des pistes d’insertion et de qualification ont aussi été repérées dans le quartier avec Domofrance et Aquitanis et dans le cadre de l’opération de rénovation du centre-ville. « Les personnes pourront se qualifier dans ce but », promet Gilles Wavrechin.
Sur place, un chargé d’insertion et une accompagnatrice à l’emploi accueillent les demandeurs d’emploi du quartier. Parmi les prestations proposées : orientation professionnelle, ateliers de recherche d’emploi, sessions de recrutement avec des employeurs locaux…
(1) 13 rue Causserouge. Sur rendez-vous. Contact : t.labbe@emploi-bordeaux.fr
SUD OUEST 22/12/2011 – Saint-Michel au courant
22 déc
ERDF profite du réaménagement du quartier pour revoir ses installations. Objectif : répondre, à terme, aux besoins de 1 000 ménages, contre 600 aujourd’hui.
ImprimerSix cents foyers branchés au réseau électrique du quartier Saint-Michel aujourd’hui, un bon millier dans trente ans. Bien malin celui qui pourrait aujourd’hui l’affirmer mais comme le dit Jean-Guy Majourel, directeur d’ERDF, « il vaut mieux prévoir large. Ça nous évitera de recreuser des tranchées et de revoir nos équipements. »
Aussi dans le cadre du réaménagement du quartier, ERDF a pris la décision de reprendre totalement son réseau, et de l’équiper de telle sorte qu’il puisse faire face à une augmentation du nombre de ses abonnés d’au moins 40 %.
Le moment ou jamais
Une anticipation sur l’avenir cautionnée par la Ville. « On ouvre une fois, et plus du tout », assure Fabien Robert, maire adjoint du quartier en rappelant les règles : « Durant trois ans, aucun chantier ne sera autorisé sur le secteur rénové, et ensuite, seront uniquement acceptés les travaux urgents ou incontournables. » Voilà donc les propriétaires d’immeubles informés. S’ils envisagent de nouveaux branchements, c’est le moment ou jamais !
Jean-Guy Majourel et Fabien Robert se retrouvaient hier après-midi sur le terrain pour juger l’avancement des travaux et rencontrer par la même occasion les acteurs du quartier.
Trois transfos sous la place
Finalement, une belle leçon d’électricité. Le quartier est traversé par une ligne à haute tension de 225 000 volts. Venant de Bègles, cette ligne ne fait que passer cependant rue des Faures pour rejoindre le transformateur central de Saint-Christoly. C’est de ce PC que repartent les lignes de 20 000 volts qui alimentent les 60 transformateurs du centre de Bordeaux.
Surprise !… le poste relais qui apporte l’électricité à Saint-Michel est sous terre, au beau milieu de la place Canteloup. Ce poste vient d’être totalement réaménagé. Deux transformateurs jusque-là, trois dorénavant. « Deux suffisent largement à ce jour. Nous avons installé le troisième pour l’avenir et en cas de secours. Lorsqu’il y aura problème, il nous permettra de rétablir le courant bien plus vite que par le passé », explique Jérome Cadinot, coordinateur du chantier.
Tous les câbles menant à ce poste souterrain vont aussi être renouvelés. 1 100 mètres de nouveaux câbles au total dans 706 mètres de tranchées.
Autour de la basilique, le gros du chantier ERDF est réalisé à ce jour. Les travaux liés au réseau électrique dans le quartier ne sont pas pour autant terminés. La rue Camille-Sauvageau sera, par exemple, seulement traitée au printemps. Comme le sera aussi la rue des Faures.
Pour ERDF, 300 000 euros de travaux au total. La filiale d’EDF promet aux riverains une transparence totale. Avec la mise en place de panneaux d’informations sur les barrières de chantier afin que les gens suivent l’évolution des travaux engagés et comprennent pourquoi ils sont réalisés. Un premier panneau d’infos a été posé hier place Canteloup.
Des chantiers propres
ERDF promet enfin des « chantiers propres », un engagement qui figure au rang des priorités dans la convention de partenariat signée par Alain Juppé, maire de Bordeaux, et Michèle Bellon, présidente du directoire d’ERDF en juillet dernier.
Un chantier propre, c’est le respect de l’environnement, des nuisances réduites et la chasse au gaspi. À titre d’exemple, plus de va-et-vient de camions pour évacuer les gravats et ramener dans la foulée des matériaux pour reboucher les tranchées. Une machine aspire les matériaux des tranchées réalisées, les broie et les recrache pour reboucher les trous. Moins de pollution, gain de temps, économies.









