Belle année 2013 !

Mieux vaut allumer une bougie que maudire les ténèbres.

Lao-tseu

 Je vous souhaite à toutes et tous une très belle année 2013. Qu’elle protège vos proches et qu’elle vous apporte santé, joie de vivre et sérénité. Demeurez optimiste et gardez confiance en l’avenir. Espérer, c’est refuser de s’en remettre à la fatalité, c’est être libre.

 En 2013, je forme des vœux pour chacun de vous mais aussi pour Bordeaux. Que notre ville poursuive sa métamorphose en demeurant ambitieuse, fraternelle et épanouissante pour tous.

 Bien sincèrement,

Fabien

 

L’essentiel du budget 2013 de la ville de Bordeaux

Lundi 18 décembre dernier, le Conseil Municipal de la ville de Bordeaux a voté le budget prévisionnel 2013. Dans ce billet, je reviens sur les chiffres essentiels et les priorités.

La crise touche l’ensemble des Collectivités locales et Bordeaux n’échappe pas à la règle. La plupart des grandes villes font le choix, ou se voit contrainte d’augmenter fortement la pression fiscale et de réduire l’investissement. Bordeaux dans son budget 2013 met l’accent sur son programme d’équipement et continue de ne pas faire évoluer la pression fiscale.

Des inconnues en attendant les décisions du Gouvernement
Certaines décisions gouvernementales touchant les collectivités territoriales ne sont pas encore connues, notamment la réforme des rythmes scolaires. Or une telle réforme pèserait lourdement sur notre budget. Par ailleurs, la Dotation Globale de Fonctionnement (59,30M€) et les compensations fiscales (7,5M€) versées par l’Etat sont inscrites en diminution pour tenir compte des mesures gouvernementales pénalisant fortement les grandes villes.

Le gel voir la baisse globale des dotations de l’Etat va entraîner une diminution estimée de la DGF et des compensations perçues par notre ville de 2 à 3 M€.

Par ailleurs, la hausse des cotisations salariales va en 2013 conduire à une augmentation supplémentaire de 1,2M€ de la masse salariale.

Bordeaux fait le choix de la proximité
Bordeaux fait le choix de soutenir l’activité économique au moment où elle en a le plus besoin. Tandis que d’autres affichent un repli dans ce domaine, la ville affiche un ambitieux programme d’investissement.

Avec un plan d’équipement inscrit à 127,19M€ dont 70,8 M€ dédiés aux des équipements de proximité touchant directement les Bordelais :
- 10,02 M€ consacrés aux écoles et aux crèches dans les quartiers (Henri IV par exemple)
- 14,25M€ en faveur des équipements culturels (le Centre d’Animation Argonne dans notre quartier)
- 13,03M€ d’investissements sur l’espace public (la place Saint-Michel par exemple)
- 5,51M€ en faveur des équipements sportifs de proximité.

Investir pour l’avenir et pour les plus faibles
85,3M€ en plus pour préparer l’avenir de nos enfants (soit 18% du budget de la ville).
- 43,6M€ seront consacrés en 2013 à l’éducation,
- 31,1M€ à l’accueil de la petite enfance,
- 10,6M€ à la jeunesse

Avec + 5% le budget du Centre Communal d’Action Social (7,05 M€) est encore en hausse cette année.

6M€ sont consacrés aux seniors et 1M€ sera mobilisé pour les personne en situation de handicap.

Une politique d’imposition très modérée à Bordeaux
L’impôt payé par les Bordelais est dans la moyenne des grandes villes de France.

De 1995 à 2011, les taux de fiscalité à Bordeaux n’ont évolué que de 7,3 % contre une augmentation de 34,8 % par le Conseil général de la Gironde. Ce n’est pas la ville qui augmente les impôts des Bordelais.

Il faut aussi noter que 10% des Bordelais sont totalement exonérés de taxe d’habitation et que 50% ne la paient que partiellement grâce à des mesures de plafonnement.

Pour 2013, si les bases sont en progression suffisante et si les « ponctions » opérées par l’Etat sur les collectivités territoriales inscrites dans la Loi de Finances ne sont pas insupportables pour notre budget, les taux d’impositions ne seront pas augmentés, comme les années précédentes.

L’ESSENTIEL :

- Budget pour 2013 = 472 ,95M€

- Dépenses de fonctionnement = 325,61 M€

- Dépenses d’investissement = 147,34 M€

- 70,8M€ de l’investissement sont réservés aux équipements de proximité.

- Près de + 5% pour le CCAS (7,05 M€)
- Le budget 2013 est équilibré entre les dépenses et les recettes.

- Dans un contexte économique difficile, la ville de Bordeaux décide à nouveau, comme en 2012, de soutenir l’activité de nos entreprises.

- Comme annoncé en 2012, la bonne situation financière de la Ville permet d’amorcer un nouveau cycle d’endettement.

- L’encours de la dette figure parmi les plus faibles des grandes villes de France.

- De 1995 à 2012 (17 ans !) les taux de fiscalité à Bordeaux n’auront évolué que de 7,3% alors que dans le même temps, ils ont évolué de 34,8% pour le Conseil général de la Gironde.

3ème atelier de concertation du projet Square Jean Mermoz

Bonjour,
 
Vous avez été nombreux les 4 et 22 juin derniers à participer aux ateliers de concertation pour l’aménagement du square situé rue Jean Mermoz. Votre implication dans ce projet à permis d’établir un projet d’aménagement qui répondra au mieux à vos attentes.
 
Aujourd’hui, nous abordons la troisième et dernière étape de cette concertation. Elle consistera à vous présenter ce projet qui sera réalisé par les Services des Parcs, des Jardins et des Rives de la Ville. Elle se déroulera le :
 
Jeudi 22 novembre 2012 à 19h30
Salle du Sablonat – 40, rue du Sablonat
 
En espérant qu’il vous sera possible de participer à cet échange, et dans l’attente de vous retrouver, je vous prie d’agréer, Chère Madame, Cher Monsieur, l’expression mes salutations distinguées.

Fabien Robert

Bourse du travail : le Conseil Général de la Gironde abandonne l’un des joyaux du patrimoine bordelais

Depuis plusieurs années, la ville de Bordeaux organise et finance la restauration de la Bourse du Travail, un monumental joyau art déco situé à l’angle du cours Aristide Briand et de la rue Paul-Louis Lande. Alors que débutent les journées du patrimoine et qu’AGORA 2012 est consacrée au patrimoine, le Conseil Général de la Gironde décide unilatéralement de cesser sa participation financière mettant ainsi en péril la poursuite de cette rénovation.

Construit entre les deux guerres par l’architecte de la ville Jacques d’Welles, cet édifice célèbre Bordeaux et son port, les activités du terroir, les arts, le travail et la paix dans de grandes compositions peintes. Il a été classé aux Monuments historiques en 1998.

Les restaurations successives (3ème étage, 4ème étage, atrium et façades) ont été financées sur la base d’un consensus politique permettant de répartir équitablement les coûts entre l’Etat (40%) et les différentes collectivités locales (20% pour la Région, le Département et la Ville). Le journal Sud Ouest s’était fait l’écho de ce projet à l’occasion d’une visite organisée pour les habitants et acteurs du quartier.

Alors que les travaux sont pleinement engagés, comme en témoigne l’immense échafaudage qui entoure l’édifice, le Conseil Général vient de nous faire part de son refus de financer la tranche 2012 de restauration des façades. Leur décision s’appuyant sur le fait que depuis décembre 2011, seules les communes de moins de 15 000 habitants peuvent prétendre à une aide à la restauration de leur patrimoine ! Je vous laisse prendre connaissance du courrier…

Seules les petites communes pourront donc être aidées par le Conseil Général dans leurs projets de restauration. Ce choix politique démontre une fois de plus le peu de considération qu’a le Conseil Général pour la capitale girondine. Il met en exergue une inégalité territoriale volontairement entretenue entre la capitale girondine et la ruralité.

Alain Juppé a écrit personnellement à Philippe Madrelle, Président du Conseil Général, pour lui demander de revenir sur cette décision compte-tenu de l’accord tacite conclu depuis plusieurs années. La réponse reçue le 19 juillet 2012 est toujours négative, la raison évoquée est la même.

Une telle décision est incompréhensible et irresponsable pour plusieurs raisons :

- le Conseil général s’est engagé dans cette opération en connaissant son importante et sa longueur. Il ne peut décemment se retirer alors que les travaux ont débuté !

- la participation du Conseil Général est raisonnable : 130 000 €

- cet immeuble est mis à disposition de l’union départementale de la CGT, une structure girondine et non spécifiquement bordelaise. C’est à ce titre que le Conseil Général est sollicité.

- enfin, l’Etat et toutes les autres collectivités viennent de confirmer leur participation pour 2012 !

Le discours tenu par la ville de Bordeaux depuis le lancement de ce chantier colossal a toujours été très clair : l’Etat et toutes les collectivités doivent participer à la rénovation de ce monument historique.

Alain Juppé vient d’écrire à Philippe Madrelle un ultime courrier pour lui rappeler son engagement partenarial de long terme. Si le refus du Conseil Général se confirmait, le chantier sera interrompu, les échafaudages démontés. Cela serait un échec au regard de l’intérêt patrimonial que représente ce site, par ailleurs symbole d’une collaboration jusque là fructueuse entres les collectivités et l‘Etat.