Bayrou 2012 : pas question de se reposer sur nos lauriers !

Nous autres, qui soutenons François Bayrou depuis toujours, faisons vivre le Mouvement Démocrate au quotidien (non sans difficulté) et sommes persuadés de sa victoire en 2012, nous subissions encore récemment nombre de railleries. C’est un peu moins vrai ces dernières semaines compte tenu de la forte progression de François Bayrou dans toutes les enquêtes d’opinions. C’est agréable certes mais pas question de se reposer sur nos lauriers !

Nous devons redoubler d’efforts pour expliquer plus précisément encore pourquoi nous soutenons François Bayrou grâce à des arguments concrets, en faisant appel à la raison plus qu’à l’émotion.

Soutenir François Bayrou, c’est choisir un candidat qui affirme que, malgré la complexité du monde, les origines multiples de la crise et les avis contradictoires sur les solutions, il existe un chemin pour s’en sortir. Nous attendons du Président de la République qu’il ouvre la voie et non qu’il intervienne en lieu et place du gouvernement au détriment de l’esprit des institutions de la 5eme République pensées par le général de Gaulle.

Soutenir François Bayrou, c’est renvoyer dos à dos les partis politiques traditionnels qui co-gèrent la France et doivent collectivement assumer l’impasse dans laquelle ils nous ont conduit. Reste une question majeure : avec quelle majorité gouvernera-t-il ? Nous ne devons pas balayer cette question d’un revers de main mais au contraire prendre le temps d’y répondre précisément.

Seule l’Union Nationale, faisant appel aux socialistes modernes et aux progressistes de droite peut produire un nouveau modèle de société fondé sur l’Homme. Si François Bayrou est élu Président de la République, il obtiendra cette large assise car l’électeur sait faire preuve de cohérence en donnant au Président élu la majorité dont il a besoin pour gouverner la France. Cette équipe, ni de gauche, ni de droite, sera composée d’hommes et de femmes nouveaux, capables de reconstruire notre pays et de renouveler la pratique politique mais aussi d’hommes et de femmes expérimentés venus des deux grandes familles politiques traditionnelles.

Soutenir François Bayrou, c’est faire le choix de la vérité et de la transparence. Jamais les démocrates n’ont été englués dans les affaires à l’image du PS et de l’UMP. La Politique doit être débarrassée des intérêts individuels et financiers pour retrouver le chemin de l’exemplarité.

Soutenir François Bayrou, c’est préférer l’original à la copie. Ces dernières années, et plus encore ces dernières semaines, les leaders en manque d’idées et de vision pour notre pays n’ont eu de cesse de piller les idées de notre courant de pensée. François Bayrou a été le premier à dénoncer l’endettement de la France et à annoncer la crise économique. Récemment, sa proposition de label « Fabriqué en France » a été copiée, mais non égalée, par presque tous les candidats.

L’électeur n’est pas un mouton de panurge. Il accepte, bon gré mal gré, d’être sondé matin midi et soir, mais il garde, in fine, son pouvoir plein et entier : celui de placer à la tête de notre pays l’homme ou la femme qu’il juge le plus à même de relever les défis de demain.

Il se passe quelque chose…

bayrou-pauFrançois Bayrou a l’expérience des campagnes présidentielles puisqu’il se présente pour la 3ème fois. Et il sait parfaitement quel est le bon moment pour se déclarer, juste avant les fêtes, une période propice aux rassemblements familiaux et aux discussions politiques. Il a même réussi à vendre son annonce de candidature au moins 4 fois aux médias !

C’est toute l’alchimie d’une campagne présidentielle, de la rencontre mystérieuse d’un homme et du peuple, qui est train de naître aujourd’hui. Le vote des invisibles et des indécis va faire mentir les pronostics habituels et usés.

Le calendrier est préparé et tenu à la journée près. En septembre, s’adresser au français avec la sortie de son livre, Etat d’urgence. Un succès dans les librairies et une ambition pour la France (Produire, instruire et construire une démocratie exemplaire). En octobre, montrer qu’il n’est pas seul. C’est chose faite avec les universités de rentrée et l’arrivée des premiers soutiens (Alain Lambert, Daniel Garrigue…). En novembre, présenter une méthode sérieuse et crédible avec l’Agenda 2020. Et enfin en décembre, se déclarer avec un discours nouveau et profond tout en rappelant la clairvoyance de ses propos passés notamment en matière de lutte contre les déficits publics aujourd’hui cause de la crise économique que subissent l’Europe et le monde.

Il semble que la route empruntée soit la bonne. Le discours de François Bayrou s’avère aujourd’hui plus que jamais en phase avec les attentes des français à en croire sa progression dans les sondages successifs. Hier, il était donné pour la première fois avec un score à deux chiffres (13% au 1er tour), ce qui était son objectif avant Noël. Certes ce n’est qu’un sondage, et il est possible qu’il baisse de nouveau après cette phase très médiatique. Il n’en demeure pas moins qu’il est actuellement sur une tendance nettement haussière.

Plus importantes que les sondages électoraux sont les enquêtes d’opinions qualitatives. Et c’est dans ce domaine que François Bayrou progresse le plus. J’y vois un juste retour des choses, une manière pour le peuple de saluer sa persévérance, sa fidélité au centre et sa clairvoyance.

Et ce n’est pas pour rien si Dominique de Villepin choisit cette période pour se déclarer, à la surprise générale. Je ne serais pas du tout étonné que cette candidature, entendue avec l’Elysée, soit destinée à freiner l’ascension palpable de François Bayrou. Crédité de moins de 7%, notre leader ne gêne pas le Président de la République sortant et la séduction reste de mise. Si en revanche il dépasse la barre des 10%, François Bayrou devient une menace et il faut amoindrir son score… Reste que la candidature d’un homme seul, sans parti, sans argent et sans espace politique risque de faire long feu. Les français se seront pas dupes.

Venue de Nicolas Sarkozy à Bordeaux : des paroles si éloignées des actes…

Après mûres réflexions, j’ai décidé d’assister au discours du Président de la République qui était aujourd’hui à Bordeaux pour aborder la question de la protection sociale et de la fraude. J’ai longuement hésité car le souvenir du discours de Grenoble me faisait craindre dérapages et stigmatisations.

Je me suis rendu au Hangar 14 pour 2 raisons, d’une part parce que je suis républicain et qu’il me semble souhaitable pour un élu local d’assister aux propos et déclarations du Président de la République quelque soit sa sensibilité ; d’autre part car je suis centriste et profondément convaincu qu’on est pas obligé de détester ses adversaires pour faire entendre ses opinions.

A chaud, je tire plusieurs enseignements de ce discours. D’une part sur la forme, j’ai trouvé le Président de la République plus apaisé et moins agité qu’auparavant. Un bon point en cette période de crise où il est souhaitable que le Chef d’Etat décide sereinement.

J’ai été beaucoup plus déçu sur le fond, et c’est probablement le plus important. En effet si les constats sont globalement bons en ce qui concerne les déséquilibres démographiques et économiques liés au financement de notre système de protection sociale, les solutions sont quant à elles tout à fait contestables.

Je trouve particulièrement démagogique d’affirmer que les impôts n’augmenteront pas dans les années qui viennent. Il faut être courageux et responsable pour dire la vérité aux français : après avoir vécu au-dessus de nos moyens, après avoir financé notre protection sociale avec l’argent que nous n’avions pas, il faudra augmenter certains impôts dans un souci de justice sociale et d’effort collectif.

Enfin j’ai trouvé insupportable et incorrect que Nicolas Sarkozy ose se faire le chevalier blanc de la lutte contre les déficits après les avoir fait exploser ces dernières années. Notre dette publique est passée de 60 % du PIB à 90% ! Le tout en allégeant les impôts des plus riches…

J’espère que les français se souviendront que le premier homme d’Etat à avoir dénoncé les déficits et proposé de réduire drastiquement la dette publique s’appelle François Bayrou.

Gens du voyage – La réponse de Dominique Baudis

En juillet dernier, j’ai écrit au Défenseur des droits, Dominique Baudis, pour dénoncer l’existence du panneau discriminatoire « Interdiction aux gens du voyage ». Ma lettre pour mémoire : http://www.fabienrobert.com/index.php/discrimination-envers-les-gens-du-voyage-lettre-adressee-a-dominique-baudis/)

Vous pouvez télécharger sa réponse ici. Elle est plutôt encourageante.

Dominique Baudis précise que ce panneau est en effet discriminatoire mais qu’il n’est pas répertorié dans le Code de la route. Il s’agit souvent d’initiatives communales. Il précise par ailleurs qu’il a saisi Monsieur le Ministre de l’Intérieur pour lui recommander d’intervenir et d’obtenir le retrait des panneaux litigieux par les communes concernées. Il annonce également qu’il a écris à l’association des Maires de France pour qu’elle sensibilise ses adhérents sur ce qui est permis ou proscrit en matière de signalétique.

Une satisfaction donc… qui se sentira sur le terrain j’espère !