Venue de Nicolas Sarkozy à Bordeaux : des paroles si éloignées des actes…
15 nov
Après mûres réflexions, j’ai décidé d’assister au discours du Président de la République qui était aujourd’hui à Bordeaux pour aborder la question de la protection sociale et de la fraude. J’ai longuement hésité car le souvenir du discours de Grenoble me faisait craindre dérapages et stigmatisations.
Je me suis rendu au Hangar 14 pour 2 raisons, d’une part parce que je suis républicain et qu’il me semble souhaitable pour un élu local d’assister aux propos et déclarations du Président de la République quelque soit sa sensibilité ; d’autre part car je suis centriste et profondément convaincu qu’on est pas obligé de détester ses adversaires pour faire entendre ses opinions.
A chaud, je tire plusieurs enseignements de ce discours. D’une part sur la forme, j’ai trouvé le Président de la République plus apaisé et moins agité qu’auparavant. Un bon point en cette période de crise où il est souhaitable que le Chef d’Etat décide sereinement.
J’ai été beaucoup plus déçu sur le fond, et c’est probablement le plus important. En effet si les constats sont globalement bons en ce qui concerne les déséquilibres démographiques et économiques liés au financement de notre système de protection sociale, les solutions sont quant à elles tout à fait contestables.
Je trouve particulièrement démagogique d’affirmer que les impôts n’augmenteront pas dans les années qui viennent. Il faut être courageux et responsable pour dire la vérité aux français : après avoir vécu au-dessus de nos moyens, après avoir financé notre protection sociale avec l’argent que nous n’avions pas, il faudra augmenter certains impôts dans un souci de justice sociale et d’effort collectif.
Enfin j’ai trouvé insupportable et incorrect que Nicolas Sarkozy ose se faire le chevalier blanc de la lutte contre les déficits après les avoir fait exploser ces dernières années. Notre dette publique est passée de 60 % du PIB à 90% ! Le tout en allégeant les impôts des plus riches…
J’espère que les français se souviendront que le premier homme d’Etat à avoir dénoncé les déficits et proposé de réduire drastiquement la dette publique s’appelle François Bayrou.
Gens du voyage – La réponse de Dominique Baudis
14 nov
En juillet dernier, j’ai écrit au Défenseur des droits, Dominique Baudis, pour dénoncer l’existence du panneau discriminatoire « Interdiction aux gens du voyage ». Ma lettre pour mémoire : http://www.fabienrobert.com/index.php/discrimination-envers-les-gens-du-voyage-lettre-adressee-a-dominique-baudis/)
Vous pouvez télécharger sa réponse ici. Elle est plutôt encourageante.
Dominique Baudis précise que ce panneau est en effet discriminatoire mais qu’il n’est pas répertorié dans le Code de la route. Il s’agit souvent d’initiatives communales. Il précise par ailleurs qu’il a saisi Monsieur le Ministre de l’Intérieur pour lui recommander d’intervenir et d’obtenir le retrait des panneaux litigieux par les communes concernées. Il annonce également qu’il a écris à l’association des Maires de France pour qu’elle sensibilise ses adhérents sur ce qui est permis ou proscrit en matière de signalétique.
Une satisfaction donc… qui se sentira sur le terrain j’espère !
L’heure du rassemblement
2 oct
C’était donc du bluff. Jean-Louis Borloo ne sera pas candidat à l’élection présidentielle en 2012. Cette annonce, pressentie depuis de longs mois, est une étape importante en cette période de pré-campagne. Elle vient confirmer que Jean-Louis Borloo n’a probablement jamais eu l’intention sincère de présenter sa candidature devant les français.
Chirac disait « Celui qui gagne, c’est celui le veut vraiment ». Manière de dire que la Politique c’est aussi (et surtout) une question d’envie. Et l’on ne peut pas dire que Jean-Louis Borloo ait manifesté ces derniers mois une nette envie de se jeter dans la bataille.
Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, c’est noël avant l’heure pour l’écurie Bayrou ! La vue se dégage, le brouillard se dissipe et l’on commence à voir se dessiner l’offre politique à laquelle les français seront confrontés l’année prochaine.
Le Centre sera représenté par son candidat le plus crédible : François Bayrou.
Cette fin de course pour Jean-Louis Borloo pose néanmoins plusieurs questions très importantes qui trouveront des réponses dans les semaines qui viennent :
- va-t-il faire valoir ce forfait auprès du Président de la République pour négocier son retour ?
- crédité de 2%, Hervé Morin sera-t-il candidat ?
- quel candidat soutiendront les 70 parlementaires centristes et radicaux ?
- comment accueillir dans les rangs « bayrousites » des centristes de droite (car il y en aura) qui ont cautionné la politique du gouvernement pendant 5 ans ?
- que va faire Dominique de Villepin ?
A suivre mais ce qui est certain ce soir, c’est que l’heure du rassemblement a sonné dans les rangs centristes. Il faut se regrouper et s’organiser derrière François Bayrou pour donner à la France une majorité centrale seule à même de reconstruire notre pays.
Discrimination envers les gens du voyage : lettre adressée à Dominique Baudis
22 juil
Monsieur le Défenseur des Droits,
J’aimerais tout d’abord vous féliciter pour votre nomination récente. Membre de la famille centriste, j’ai beaucoup d’estime pour vous et vos engagements ainsi que pour la difficile, mais nécessaire, mission que vous assumez aujourd’hui : être le premier défenseur de nos droits.
Je regrette de n’avoir pu vous rencontrer à Bordeaux lors de votre venue. Aussi j’aimerais vous saisir d’un sujet sur lequel votre intervention me semble essentielle : les discriminations subies par les gens du voyage.
Cette population présente depuis plusieurs siècles dans notre pays a choisi un mode de vie différent, nomade, que personne ne peut leur reprocher. Ils sont français, travaillent et s’acquittent de l’impôt. Pourquoi n’auraient-ils pas les mêmes droits que le reste de la population ?
Je m’attarderai sur un exemple, choquant au plus haut point : l’existence du panneau « Interdiction aux gens du voyage » dans beaucoup de communes françaises.
Comment pouvons-nous supporter que de telles inscriptions soient apposées par les pouvoirs publics ? Comment accepter qu’une population soit directement montrée du doigt et qu’une partie du territoire français lui soit interdit ? C’est une discrimination digne de pratiques d’un autre temps.
Monsieur le Défenseur des Droits, vous devez demander à l’Etat de faire définitivement disparaitre ce panneau.
Plus largement, vous avez un rôle à jouer pour que la question de l’accès au droit de cette population fasse enfin l’objet d’un vrai débat dans notre pays afin que la santé et l’éducation, notamment, leur soient garanties. La question du logement est également une réelle difficulté car nombre de communes ne respectent pas l’obligation légale de construction des aires d’accueil sans qu’aucune sanction ne soit prise à leur égard.
Vous l’aurez compris, ce sujet me préoccupe. J’aurais par conséquent souhaité connaître votre position ainsi que les recommandations que vous envisagez de faire au gouvernement sur cette question.
Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Monsieur le Défenseur des Droits, mes respectueuses salutations.
Fabien Robert








