Propreté des rues bordelaises : la CUB doit assumer ses compétences
21 déc
A l’heure des choix financiers, bien des sujets importants ont été abordés ce matin dans le cadre du débat budgétaire à la CUB. Le sujet que je souhaite évoquer ici, bien que moins prestigieux que la culture, le logement ou la nature en ville concerne pourtant tous les habitants de notre agglomération et touche à leur vie quotidienne : la propreté.
Pas un jour ne se passe sans que je sois interpellé dans la rue, lors d’une réunion publique ou sur les réseaux sociaux concernant la propreté des rues et la collectes des ordures ménagères.
Le non ramassage des sacs poubelles « hors bacs » et la contre-productive dichotomie entre propreté (une compétence de la ville) et le ramassage des ordures ménagères (qui est une compétence de la CUB) me semblent être les deux principaux dysfonctionnements auxquels il faut nous attaquer.
Le groupe Communauté d’Avenir, présidé par Alain Juppé, fait aujourd’hui au Conseil de CUB une proposition pour améliorer ENFIN cette situation.
En vertu de la loi du 31 décembre 1966 portant création des Communautés Urbaines, la voirie est au menu des compétences obligatoires transférées à la Communauté urbaine de Bordeaux. La CUB détient donc, de droit, la compétence propreté. Cette dernière comprend :
-le balayage et le lavage des voiries,
-le désherbage,
-la collecte des encombrants,
-la collecte des déchets verts,
-l’enlèvement des déchets hors bacs,
-la collecte des corbeilles.
Or, dans les faits, et ce depuis quarante ans, la Communauté urbaine partage cette compétence avec les communes. D’où l’absurde dichotomie que j’évoquais plus haut… La Communauté urbaine n’a donc, de toute évidence, pas tiré toutes les conséquences du transfert de compétences décidé par la loi. Cette situation n’est pas satisfaisante, comme l’a relevé la Chambre régionale des comptes d’Aquitaine dans sa lettre d’observations sur la gestion de la commune de Bordeaux.
Le coût actuel du service étant évalué entre 10 et 12 millions d’euros, le groupe Communauté d’Avenir propose l’inscription au budget primitif pour l’exercice 2013 d’une étude et de la mise en œuvre d’une aide aux communes d’un montant de 12 millions d’euros d’ici la fin du premier trimestre 2013. Cette enveloppe devrait nous permettre d’allouer des moyens supplémentaires à notre budget propreté à Bordeaux.
La question posée est donc simple : la CUB veut elle respecter la loi et investir pleinement cette problématique en aidant les communes ? Ou bien allons nous continuer de balayer d’un revers de main les questions de nos concitoyens ?
Nos enfants aussi ont droit aux VCUB
20 nov
En cette journée internationale des droits de l’enfant, voici la lettre ouverte que je viens d’adresser au Président de la CUB, Vincent Feltesse.
Monsieur le Président,
Lors du dernier Conseil de Communauté, nous avons examiné le bilan de la politique cyclable menée par notre agglomération. Avec 700 km d’itinéraires privilégiés, 139 stations de VCub et un service de prêt gratuit créé en 2001 à Bordeaux, la CUB est une aire urbaine amie de la petite reine.
La ville de Bordeaux vient d’ailleurs d’obtenir le label « Ville Vélotouristique » délivré par la Fédération française de cyclotourisme, grâce à 7 parcours de découverte représentant 160 km de balades.
Je vous écris aujourd’hui pour vous soumettre une idée et vous proposer une offre complémentaire.
En effet, nous savons qu’il est nécessaire d’encourager la pratique du vélo dès le plus jeune âge, pour continuer à faire progresser la part des déplacements doux dans notre agglomération. Pourtant, les stations VCub ne disposent pas de bicyclettes pour les enfants de moins de 14 ans.
Pourquoi ne pas proposer, sur des stations appropriées, la location de quelques VCub pour les plus jeunes ? La présence d’un adulte serait indispensable et garantie par la même procédure que pour la location d’un VCub classique.
Vous pourriez aussi envisager la location de remorques pour asseoir les enfants. Elles pourraient être accrochées à l’arrière des VCub ou des vélos personnels.
J’imagine qu’une telle offre rencontrerait un vif succès notamment auprès des nombreuses familles qui déambulent sur les quais de Bordeaux en soirée et le week-end.
En cette journée internationale des droits de l’enfant, j’espère que ma proposition retiendra votre attention. Elle permettrait d’encourager la pratique du vélo chez les plus jeunes en leur donnant eux aussi accès au VCub.
Dans l’attente de votre réponse, veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de tout mon respect.
Besoin d’Europe
19 sept
J’étais hier et aujourd’hui en mission à Bruxelles pour la Communauté Urbaine de Bordeaux afin de défendre les intérêts de notre agglomération et mieux comprendre les rouages européens.
J’ai toujours beaucoup de plaisir à aller à Bruxelles, centre nerveux de l’Europe. C’est l’occasion de toucher du doigt l’idéal européen que la crise économique et l’exaspération populaire (parfois légitime) nous font trop souvent perdre de vue. C’est aussi un bon moyen de relativiser la « sinistrose » ambiante : la France est une nation qui occupe une place singulière en Europe. Elle est à la fois écoutée, respectée et motrice dans bien des domaines.
L’Europe ne peut se résumer aux décisions économiques difficiles et aux difficultés sociales et politiques du moment.
L’Europe, c’est avant tout la paix, la prospérité et le progrès social de ces dernières décennies. Certes aujourd’hui, nous sommes à un tournant de la construction européenne. Comme nous le disait un journaliste ce matin : « tous les boulons sont dévissés et nous ne savons pas trop ce qui va arriver ».
Deux aspects majeurs (et interdépendants) de l’intégration européenne sont aujourd’hui en question.
L’aspect politique d’une part. Allons-nous enfin donner une gouvernance à l’Union pour qu’elle puisse fixer un cap et assurer son rôle de protecteur commun ? De ce point de vue, une disposition passée presque inaperçue dans le traité de Lisbonne va modifier positivement la donne : les partis européens devront se choisir un chef de file lors de l’élection des députés (2014) qui deviendra Président de la Commission Européenne en cas de victoire. Un « Monsieur Europe » pour ainsi dire, élu (indirectement) par 500 millions d’européens. Espérons que cette nouvelle formule intéressera plus fortement les citoyens, les médias et renforcera la légitimité du pouvoir européen.
L’aspect financier d’autre part. Transports, défense, énergies, immigration… Nous ne pouvons plus continuer de demander plus à l’Europe sans lui en donner les moyens. Il faut augmenter le budget européen aujourd’hui dérisoire. Plusieurs pistes existent : un impôt (probablement peu judicieux en période de crise économique) ? Une part de la TVA ? La taxation des transactions financières (qui pourrait rapporter 50 milliards) est probablement la meilleure piste.
Une chose est certaine, l’Europe s’est souvent construite dans l’ombre des crises. Il ne faudra pas manquer celle-ci pour faire un pas de plus vers un fédéralisme sans lequel la France ne pourra que reculer économiquement, socialement et culturellement dans le monde.
CDP – Les élus centristes de Bordeaux soutiennent Nicolas Florian
25 mai
Bordeaux, le 25 mai 2012
Communiqué de presse
En Gironde, le Mouvement Démocrate, le Parti Radical et des personnalités du Nouveau Centre ont fait le choix de se rassembler pour les élections législatives. Cet accord important amorce la reconstruction d’un Centre fort et indépendant ce dont nous nous félicitons. Demain, la France aura besoin d’équilibre pour redresser ses finances publiques tout en renouant avec la croissance.
Dans la 2ème circonscription de la Gironde, aucun candidat centriste ne sera présent. C’est pour nous un choix du cœur et de la raison que nous assumons pleinement. Nous souhaitons néanmoins nous engager dans cette campagne importante pour l’avenir de Bordeaux.
La vie politique bordelaise ne doit pas devenir monocolore. La volonté hégémonique du Parti Socialiste est inquiétante. Nous, centristes, sommes convaincus que la vie démocratique s’enrichit du pluralisme et des contrepouvoirs.
Nous ne comprenons pas les choix de la Ministre-candidate sortante, Michèle Delaunay. Le lendemain de la signature d’une charte éthique, elle renie à Bordeaux 2 engagements majeurs : elle se présente pour ne pas siéger (argument dont elle fit son cheval de bataille contre Alain Juppé en 2007) et débarque sa suppléante pour parachuter le Maire de Blanquefort. Cette attitude nous semble en parfaite contradiction avec l’exemplarité politique défendue par François Bayrou.
Sans compter que les avis divergent entre Michèle Delaunay et Vincent Feltesse sur plusieurs sujets dont le grand stade et le passage du tramway rue Fondaudège. Nous déplorons ce manque de cohérence au sein de la candidature socialiste.
La Communauté Urbaine de Bordeaux a toujours été gouvernée dans le respect de toutes les sensibilités politiques. C’est le souhait des citoyens de nous voir travailler ensemble pour l’intérêt général. En tant qu’élus communautaires, le choix de notre Président nous laisse perplexe. Vincent Feltesse ne peut pas d’une main vouloir diriger la CUB avec Alain Juppé et de l’autre venir le combattre à Bordeaux.
Notre choix est clair :
- nous préférons une campagne d’idées centrée sur l’avenir de notre pays plutôt qu’une une répétition générale des élections municipales de 2014.
- nous préférons un Député qui soutiendra Bordeaux plutôt qu’un opposant systématique au développement de la ville.
- nous préférons un Député à temps plein plutôt qu’un parlementaire parachuté et cumulard.
Pour l’ensemble de ces raisons, et fort de la liberté de choix prônée par François Bayrou, nous soutenons Nicolas Florian et Maribel Bernard dans la 2ème circonscription de la Gironde et appelons les électeurs centristes à s’engager derrière lui dès aujourd’hui.
Didier Cazabonne, Ludovic Bousquet, Brigitte Collet, Véronique Fayet, Wanda Laurent, Marie-Françoise Lire et Fabien Robert






