SUD OUEST 26/05/2010 – Jardins partagés à l’essai

jardinsMairie, Villa Pia et Bordeaux 5 de cœur s’associent pour mettre en place un système de jardinage collectif dans le quartier.

Les jardins partagés fleurissent un peu partout en France depuis ces dix dernières années. Issus d’une pratique née en Amérique du Nord, le jardin partagé est une forme de gestion en commun d’un terrain par un groupe d’habitants. Le premier jardin communautaire a été créé à Lille en 1997. À Paris, il en existe désormais une cinquantaine. Ces jardins sont également les héritiers des jardins ouvriers qui permettent encore aujourd’hui à des familles, parfois aux revenus modestes, de se procurer légumes et fruits frais en les cultivant eux-mêmes.

Dans le quartier Saint-Genès, la ville de Bordeaux, la Villa Pia et l’Association Bordeaux 5 de cœur s’associent pour tenter cette expérience solidaire et conviviale. « Le jardinage collectif, explique Alain Silvestre à l’initiative du projet, améliore le cadre de vie et permet des échanges entre personnes d’origines, de milieux sociaux et d’âges différents. Il favorise l’exercice et la détente en plein air, le partage des connaissances et des goûts, la possibilité de transmettre la tradition agricole à travers les générations. »

Le respect de l’environnement est une valeur forte des jardins partagés : les jardiniers choisissent des végétaux adaptés au sol et au climat et évitent les produits phytotoxiques (engrais chimiques, pesticides de synthèse). Le compostage, la récupération de l’eau de pluie et la technique des cultures associées y sont très souvent pratiqués.

« Un jardin partagé peut aussi apporter beaucoup à un lieu intergénérationnel comme le nôtre, renchérit Rodolphe Karam, directeur de la Villa Pia. »

Une réunion de concertation est organisée aujourd’hui, à 19 h 30 à la Villa Pia, au 52 rue des Treuils, pour tous ceux qui désirent en savoir plus ou participer à ce projet d’un jardin collectif ouvert sur le quartier.

Réunion ce soir à 19h30 à la Villa Pia, renseignements au 06 22 85 33 23.

Auteur : Véronique BERGE

Un appel au rassemblement lancé par Alain JUPPE

Je relaie ici un message lancé par Alain JUPPE en sa qualité de Maire de Bordeaux suite aux ressentes polémiques liées notamment aux intégristes proches de l’église Saint-Eloi. Les différences politiques nécessitent parfois d’être dépassées pour la préservation de valeurs fondatrices : la tolérance, le respect, la fraternité.

J’espère que nous serons nombreux à nous rassembler en silence pour démontrer que Bordeaux demeure une ville où ces valeurs ne sont pas de simples mots.

« Pour que Bordeaux, cité de Montaigne et de Montesquieu, demeure cette ville de tolérance et d’ouverture qui est sa marque depuis des siècles,

J’appelle les Bordelaises et les Bordelais, sans distinction et sans exclusive, à se joindre à un rassemblement silencieux, le vendredi 21 mai prochain à 11h30, sur l’esplanade des Droits de l’Homme, rue des Frères Bonie.

Je les invite ainsi à réaffirmer leur rejet de comportements irresponsables et de propos haineux véhiculés par une récente actualité susceptibles de semer le trouble dans notre ville d’équilibre et d’en ternir son image. »

Alain JUPPÉ

SUD OUEST 19 mai 2010 – Moga et Robert font une surprise à Jacques Respaud

Les deux adjoints se sont invités hier à un point-presse du conseiller général sur la refonte de la route de Toulouse.

Surprise ! Le conseiller général Jacques Respaud achevait une paisible conférence de presse, hier à 11 heures et des poussières, quand deux silhouettes ont surgi dans l’embrasure de l’entrée du Noah, un troquet de la rue Armand- Lamarque. Deux ombres, l’une massive, l’autre plus frêle, qui se sont progressivement détachées du contre-jour : les visages d’Alain Moga et de Fabien Robert, adjoints au maire, sont apparus.

Ils n’étaient pas vraiment invités. Le point -presse était organisé par Jacques Respaud, et un code de bonne conduite, tacite, veut qu’on ne va pas perturber les conférences de presse des adversaires. Dommage, car pour les journalistes, c’est beaucoup plus rigolo, et très économe en temps : la thèse et l’anti-thèses sont servies sur un plateau. Avec un peu d’ambiance en prime.

L’ambiance, en l’occurrence, est restée détendue, malgré quelques sourires forcés, et deux ou trois échanges délestés de précautions oratoires. « Moi, je ne viens pas vous emmerder à vos conférences de presse ! » a maugréé Jacques Respaud. « On voulait faire entendre un autre son de cloche ! » a rétorqué Fabien Robert.

Enjeu : le couloir de bus

Un « autre son de cloche » sur le thème du jour : le projet de requalification de la route de Toulouse, dans sa portion entre la rue Taffanel et la Barrière de Toulouse. Ce projet doit être soumis au conseil de CUB en juillet, mais Jacques Respaud a voulu signifier hier son soutien aux associations -Caudérès, Vélo-Cité et Droits du piéton- qui jugent ce projet décevant. Pourquoi ? Principalement parce qu’il ne prévoit pas l’aménagement d’un couloir de bus qui pourrait aussi servir aux cyclistes, à la manière du cours Victor-Hugo. Une piste cyclable sera dessinée sur le trottoir, et cette solution paraît bien faible aux associations.

Flanqué de Dominique Hofmann, présidente de Caudérès, et de René Vernay, président de Droits du piéton, Jacques Respaud a rappelé avoir écrit le 5 mai à Alain Juppé. Il réclame une réflexion élargie aux déplacements à l’échelle du quartier (des riverains ont évoqué hier la dangerosité du carrefour Catulle-Mendès ou de la rue Louis-Cabié) et l’aménagement d’un couloir cyclable, au détriment de quelques places de stationnement chères aux commerçants. Elles pourraient être compensées, pour Jacques Respaud et les associations, par une meilleure utilisation du parking du Mc Drive, dont les 40 places restent souvent vacantes.

Dans l’échange qui a suivi, Fabien Robert et Alain Moga, accusés de « privilégier les commerçants », ont défendu « un bon compromis, pas idéal, mais qui sert l’intérêt général et répond à une commande de la CUB et de Kéolis. » Alain Moga a jugé que le Mc Do avait largement contribué à la relance du quartier, ce à quoi Dominique Hofmann a répondu : « Vous plaisantez ! Les 3-4 du chiffre d’affaires du Mc Do viennent du Mc Drive, donc de clients qui ne s’arrêtent pas dans le quartier ». Le tandem Moga-Robert et Jacques Respaud se sont ensuite mutuellement accusés de « démagogie ». Et tout le monde a fini autour d’un café.

Auteur : Julien ROUSSET

SUD OUEST 13/02/2010 – La culture dynamise le cours de l’argonne

argonne