Une idée pour rompre l’isolement

fetedesvoisins_2010La Fête des voisins a 10 ans !
Le vendredi 28 mai 2010, chez vous !

La fête des voisins est l’occasion idéale de rompre l’anonymat et l’isolement de la vie en ville, d’améliorer la convivialité et la solidarité dans nos quartiers.

Alors réservez votre soirée du 28 mai pour rencontrer, échanger et partager un moment de qualité en bas de chez vous . Où inviter ses voisins ? Dans votre cour, votre hall, votre appartement, votre jardin ou votre maison… Comment participer ? Si vous souhaitez faire bouger votre quartier, venez participer à la réunion d’information organisée par la mairie à l’Hôtel de ville le lundi 3 mai à 18h30.

Vous saurez tout sur les modalités d’organisation et pourrez repartir avec le dossier de manifestation publique pour les autorisations, le guide des éco-manifestations, des affiches, des tracts… et la réponse à toutes vos questions.

Et n’hésitez pas à contacter :

- le service de la Vie associative: vie.associative@mairie-bordeaux.fr
- la correspondante de Voisins solidaires basée à l’Athénée municipal : voisins.solidaires@mairie-bordeaux.fr – 05 56 10 19 51

SUD OUEST 20/04/10 – Un abri vélo très écolo

70866_12835662_460x306Les élèves du collège Alain-Fournier ont présenté le fruit d’une année de travail.

Les jeunes élèves d’une classe de cinquième du collège Alain-Fournier lisent chacun leur tour un résumé du travail qu’ils ont effectué durant toute cette année scolaire : « Nous avons réfléchi à un aménagement du secteur des bassins à flot en écoquartier », dit l’un. « Nous avons réalisé les maquettes de nos différents projets », poursuit une autre. « Aujourd’hui, nous présentons l’abri vélo écologique que nous avons imaginé », conclut le dernier.

Pour inaugurer cette construction qui concrétise une année de travail, les élèves, leurs professeurs et l’architecte Alexandre Prout, investi dans le projet, ont invité Alain Juppé à y garer son vélo. Depuis la veille, l’artisan menuisier Jean-Louis Lagardère, spécialisé en écoconstruction et Slimane Arraki, spécialisé en murs et toits végétaux, s’étaient attelés à la tâche. Les enfants précisent : « Il est fait de trois essences de bois de la région, l’acacia, le pin douglas et le mélèze. Il sera teinté avec une lasure écologique. Le toit est recouvert de plantes couvre sol qui deviennent très vite autonomes. Il y a même un récupérateur d’eau pour l’arroser s’il fait trop chaud ».

« Pour cette construction qui est le support à une action écologique, explique Claire Josso, leur professeur d’arts plastiques, nous avons bénéficié d’une aide du Creaq et de la mairie. Le projet a également fait l’objet d’un film qui sera présenté, en mai, au festival Agora (1) avec les maquettes réalisées par les enfants ».

(1) Agora, 7, 8 et 9 mai au Hangar 14. Présentation du film du collège Alain-Fournier : samedi 8 mai à 10 h 30

Auteur : Véronique BERGE

SUD OUEST

SUD OUEST 17/04/2010 – La diversité était absente

Censé exprimer les multiples facettes du quartier, le premier café patrimoine, jeudi soir, n’a pas atteint son objectif. Il a néanmoins été assez animé.

Le premier café patrimoine organisé par l’association Renaissance des cités d’Europe avant la requalification du quartier Saint-Michel s’est déroulé, jeudi soir, devant une toute petite chambrée, sur la mezzanine du Passage Saint-Michel. Une trentaine de personnes en début de séance, dix à quinze de plus ensuite, et une assistance « blanche » qui ne représentait pas du tout la diversité ethnique propre à Saint-Michel. Si le but de l’événement était de faire s’exprimer toutes les facettes du quartier, c’est loupé.

Question délicate
Il n’a pas pour autant manqué d’intérêt. Invité d’honneur, le sociologue Thierry Oblet (Fac de Bordeaux 2) a dressé un portrait de Saint-Michel, rappelant l’utilité pour une ville de disposer d’un sas d’entrée « de la primo-immigration ». Selon lui, « la question de l’accueil de la primo-immigration reste non posée. Veut-on conserver un lieu pour cela ou non ? C’est une question très délicate. » Le sociologue a également abordé la question de la « gentrification » (embourgeoisement) d’un quartier dès lors qu’il bénéficie d’une requalification urbaine. « C’est une tendance lourde, on l’a constaté par exemple à Marseille, dans le quartier du Panier, qui peut être comparé à celui de Saint-Michel. Mais la gentrification est aussi une évolution indépendante de la volonté municipale : c’est le jeu du marché. Le bobo est un mondialiste, il n’est pas raciste, il est à la recherche de la convivialité d’un quartier populaire comme celui-ci. »

La salle a écouté l’expert avec attention, mais au bout d’un moment, elle a quitté le sujet. Il a suffi pour cela que Thierry Oblet prononce le nom d’InCité. Depuis plusieurs années, cette société d’économie mixte est chargée par la mairie d’assurer la requalification immobilière des logements vétustes. Elle dispose d’une arme redoutable : le droit de préemption, qui lui permet d’être prioritaire dans l’achat d’un immeuble, à prix cassé. Dans tous les quartiers anciens, l’action d’InCité suscite une intense polémique. Jeudi soir à Saint-Michel, le sujet InCité a ainsi peu à peu éclipsé celui sur les multiples facettes du quartier.

Colère contre InCité
Un homme a ainsi longuement présenté le cas d’une boulangerie fermée depuis cinq ans, rue Camille Sauvageau, après que l’immeuble a été racheté par InCité, « en dessous du prix du marché », à une famille qui avait pourtant trouvé un acquéreur au prix qu’elle désirait. « Je suis moi-même vendeur d’un immeuble, j’avais trouvé un preneur à 330 000 euros, mais InCité a préempté et m’en donne 230 000 euros. Ils ont fait casser la vente, c’est du scandale organisé ! » Plusieurs personnes ont ainsi raconté leurs déboires avec InCité, dans une certaine colère.

Présent dans la salle, le maire adjoint Fabien Robert, qui avait prévu de ne pas intervenir, est sorti de sa réserve pour défendre la société InCité dont la Ville est le principal actionnaire. Il a notamment rappelé qu’elle ne fait pas 10 % de logement social, comme affirmé dans l’assistance, mais 30 %. « Ensuite, InCité ne fait pas de bénéfice dans les quartiers anciens, c’est la Ville et la CUB qui lui versent une subvention d’équilibre de 14 millions d’euros », ajoute Fabien Robert. Ce dernier précise que la concertation sur la rénovation de Saint-Michel démarrera en juillet.

Auteur : Denis LHERM

SUD OUEST

Une après-midi de détente au Club Séniors DUBOURDIEU

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