SUD OUEST 30/01/2010 – La culture en partage

BORDEAUX, 5 DE COEUR. Après la Boîte à lire, l’association de quartier a le projet d’ouvrir une épicerie sociale et solidaire avec des producteurs.
21873ff533Bien que le lieu et l’heure de l’inauguration soit demeurés discrets, quelques riverains de la rue Saint-Genès sont venus voir de près, jeudi soir, la première Boîte à lire installée dans le jardin des Dames de la foi. Fabien Robert, l’élu référent du quartier était là mais aussi le président de l’association Bordeaux 5 de coeur, Alain Silvestre, très heureux de cette initiative qui a des chances de faire des petits. Un jeune homme, venu en voisin, a délicatement déposé un ouvrage dans la superbe boîte en plexiglas inrayable et ignifugée réalisée par les ateliers municipaux pour la modique somme de 650 euros.

« L’idée est de faire vivre l’esprit du partage, ici en l’occurrence de la culture. Chacun a un livre qui traîne sur une étagère et qui peut circuler, via cette Bookbox », dit Alain Silvestre. Le concept, appelé bookcrossing, connaît un vif succès à Lyon et à Sarlat. « Et nous espérons l’étendre à d’autres quartiers », annonce Fabien Robert.

Prix indexés sur les revenus

Bordeaux 5 de coeur a un autre projet dans ses cartons, une épicerie sociale et solidaire. « Une sorte de continuité avec l’Amap que nous avons lancée sur le quartier puisque nous demanderons à des producteurs locaux de venir vendre leurs produits frais directement au consommateur. Mais ici, contrairement au principe de l’Amap, l’acheteur ne s’engage pas sur une année », détaille Alain Silvestre. Chaque producteur viendra un jour par semaine dans le local que l’association est en train de chercher.

« Il y aura du thé, du café, des livres, car le but est de créer du lien. On voudrait que les prix soient indexés sur les revenus », annonce le président de Bordeaux 5 de coeur.

Ce dernier a remis le dossier à Fabien Robert, chargé de le transmettre au maire. Et fera sans doute appel à d’autres partenaires pour assumer les coûts fixes de la structure et de son fonctionnement.

Auteur : DOMINIQUE MANENC
d.manenc@sudouest.com

Lancement de la première « Boîte à lire » de Bordeaux!

 La 1ère "Boîte à lire" Bordelaise
Depuis hier, Jeudi 28 Janvier 2010, la 1ère boite à lire de Bordeaux est installée dans le jardin des dames de la foi, rue Saint Genès.
Il s’agit d’une boite en plexiglas où chacun peut déposer et/ou prendre un livre, selon le concept américain des « bookboxes ». Cette action s’inscrit dans le phénomène mondial de bookcrossing : le concept consiste à faire circuler des livres en les « libérant » dans la nature pour qu’ils puissent être retrouvés et lus par d’autres personnes, qui les relâcheront à leur tour, via une base sur internet. Les ateliers municipaux ont réalisé la boite, en plexiglas inrayable et ignifugé, qui sera gérée par l’association Bordeaux 5 de cœur, en surveillant sa bonne utilisation chaque semaine.

France Bleu Gironde , le 27/01/2010 : Ecoutez en cliquant ici -> 27.01.2010-09h50_FBG_Culture-boite à lire

Libération.fr, le 28/01/2010 : http://www.libebordeaux.fr/libe/2010/01/une-bo%C3%AEte-%C3%A0-livres-pour-le-plaisir-de-partager-les-ouvrages.html

Sud-ouest, « La photo du jour », le 29/01/2010  

Photo du jour S-Ouest 29-01-10 

 

 

 

Article Bdx7, 28/01/10

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bordeaux7, le 28/01/2010

Cabaret populaire du quartier Saint-Michel, le 21/01/2010

Evacuation des enfants en cours d’adoption en Haïti : c’est la honte…

Soutien aux familles adoptantes en Haïti

Il y a assez de souffrance dans ce monde pour que la générosité, lorsqu’elle se manifeste sincèrement et massivement, ne soit pas entravée. Pourtant, la France, patrie des droits de l’Homme, 15 jours après le séisme, refuse toujours d’organiser le rapatriement massif des enfants haïtiens en cours d’adoption par des familles françaises.

Prés de 1200 enfants, toujours à Haïti pour la plupart, vivent dans des conditions inhumaines, le plus souvent dans la rue où ils dorment à même le sol. Les orphelinats qui élèvent ces enfants ne peuvent faire face. C’est pour cette raison que le Président Haïtien a depuis plusieurs jours autorisé les pays « adoptants » à organiser le départ des enfants.

La Hollande, les USA, la Belgique, le Luxembourg et le Canada ont pris la décision de rapatrier les enfants. Plusieurs centaines d’entre eux ont déjà retrouvé leur famille.

Mais en France, aucune décision massive n’a été prise. Le Ministère des Affaires Etrangères parle d’examiner « au cas par cas » les 1200 dossiers (…) afin de respecter le droit de l’adoption internationale et minimiser les risques de trafic d’enfants.

Cette réponse est infondée juridiquement pour deux raisons : d’une part, le Président Haïtien a autorisé les rapatriements exceptionnels compte tenu de la situation de son pays, d’autre part, les pièces justificatives manquantes pour certaines familles ne peuvent plus être produites. Il faut donc inventer une procédure exceptionnelle qui ne relève pas du droit international ordinaire.

Invoquer le trafic d’enfants relève de la mauvaise foi. Alors que le pays est dans un état de fragilité palpable, qui peut sérieusement croire que des trafiquants d’enfants utiliseraient la procédure très complexe de l’adoption internationale ?

Sans compter que pour les familles concernées, qui en temps normal attendent leur enfant pendant 18 mois, un tel amalgame relève de la provocation.

Enfin, cette réponse est inhumaine et irresponsable. Inhumaine car elle balaye d’un revers de main toutes les règles de la solidarité internationale au moment même où 5 autres pays ont pris la mesure de l’urgence. Irresponsable car beaucoup de ces enfants sont malades et risquent de mourir.

Alain JUPPE a appelé solennellement Bernard Kouchner ministre des affaires étrangères, à faciliter le rapatriement rapide des enfants déjà apparentés à des familles françaises.

Samedi, alors que je participais pour la 2ème fois au rassemblement organisé par les familles devant l’hôtel de ville, une maman m’interpellait : « Je ne dors plus. J’ai été à Haïti à 2 reprises pour voir mon enfant, il porte mon nom et fait déjà parti de la famille. Si il meurt alors que je suis prête à l’accueillir, c’est le gouvernement français qui sera responsable ».

Espérons, chère Madame, que cela n’arrivera pas et que notre gouvernement reviendra à la raison pour que nous sortions de cette situation indigne.

Pour signer la pétition en ligne :  cliquez ici