« Ou sont les Chaban d’aujourd’hui ? »
4 déc
« Nicolas Sarkozy a fait dévier la droite française de ses valeurs. J’ai connu une droite républicaine, ouverte, sociale, avec le souci de la justice. On dirait qu’elle a disparu. Où sont les Chaban d’aujourd’hui ? J’entends bien les réticences exprimées par Alain Juppé par exemple. Mais pour l’instant, cela est dit à mi-voix. J’ai la certitude que cette sensibilité n’a pas disparu. »
François Bayrou dans le Figaro.
La 449ème ou l’opiniâtreté d’un homme
3 déc
Ce soir, après l’inauguration des nouveaux locaux de l’association PromoFemmes Saint-Michel, je file au théâtre de poche L’œil-La Lucarne, dans l’étroite et charmante rue Carpenteyre.
C’est toujours avec beaucoup de plaisir que j’assiste aux représentations d’un théâtre à l’ambiance bien particulière. En effet, ce lieu ne ressemble à aucun autre. Son antique enseigne lumineuse vous accueille telle une bougie sensible au moindre regard.
Ce soir, on joue « Danger Public » de Frédéric SABROU. Il s’agit d’une création « maison » mise en scène par Jean-François RICHARD. Nous sommes une cinquantaine dans un cadre intimiste et sans trucage. A vrai dire, je ne m’attendais pas à entendre parler de politique ! Pourtant, le débat m’interpelle : le comédien doit-il accepter de jouer devant tous les publics ? Voilà la question que se posent les 5 comédiens juste avant d’entrée en scène devant un public très particulier.
Une autre manière de poser cette question : toute personne, quelque soient ses idées, a-t-elle droit à la culture ?
Et comme de tels moments me redonnent envie de faire du théâtre, je vous livre ma réponse en vous disant qu’à la place des comédiens, je serais certainement monté sur les planches. Pour y jouer quoi au fait ? On ne le sait pas vraiment, c’est peut être ce qui renforce le message… Je ne vous en dis pas plus et vous conseille d’aller voir la pièce.
Cette représentation était la 449ème du théâtre et de son directeur-fondateur, Jean-Pierre TERRACOL. 40 années passées au service d’une culture accessible à tous, au cœur d’un quartier populaire. Je suis toujours agréablement surpris par l’opiniâtreté de Jean-Pierre qui ne manque jamais une occasion de faire rayonner son théâtre, sans jamais baisser les bras y compris quand les défis matériels sont difficiles à assumer. Une manière pour moi de lui redire ma confiance et ma reconnaissance, celles d’Alain JUPPE, et toute l’énergie que nous mettons pour préserver ce lieu magique.
En 2009, en accord avec la compagnie, InCité a acheté l’immeuble où est situé le théâtre pour en faciliter la gestion. En 2010, la Mairie rachètera la partie théâtre pour plus de 250 000 € afin de la rénover et d’en garantir la pérennité. Tout ne se ferra pas en quelques mois mais nous sommes sur la bonne voie pour préserver cet accès au théâtre… pour tous, quelque soient nos pensées politiques ?
Des nouveaux locaux pour l’association PromoFemmes Saint-Michel
2 déc
Il y a des temps forts dans l’action de terrain d’un élu. Cela sera le cas pour moi demain à 19 h au 10 de la rue Carpenteyre, lorsqu’avec Alain Juppé nous inaugurerons les nouveaux locaux de l’association PromoFemmes Saint-Michel (Plaquette de présentation de Promo Femmes)
Il y a 2 ans, en pleine campagne municipale, je découvrais cette association présidée à l’époque par Anne CONCHOU. Emblématique du quartier Saint-Michel, forte de 350 adhérentes et de 50 bénévoles, PromoFemmes étend son action sur toute la Communauté urbaine grâce à un large travail en réseau avec les partenaires du quartier (Maison Départementale de la Solidarité et de I’Insertion, bibliothèque, centre d’animation, associations du quartier…). Elle est soutenue principalement par l’Etat et la Mairie de Bordeaux ainsi que par le Conseil général et le Conseil régional.
De l’atelier couture ou de cuisine au soutien à la fonction parentale, en passant par des permanences d’accès aux droits, des cours de français et de calcul ou encore des déambulations pour se repérer dans la ville et la valorisation des cultures d’ailleurs… depuis 1994, l’association PromoFemmes est devenue à Bordeaux le véritable creuset de l’intégration sociale et culturelle des femmes issues de l’immigration des cinq continents avec plus de 50 nationalités représentées.
Un seul problème majeur : l’exiguïté de leur locaux, rue saumenude. Accompag
né d’Isabelle JUPPE et de Véronique FAYET, nous promettons de tout mettre en œuvre pour satisfaire cette demande légitime. Il y a 6 mois, quand j’ai appris que cet immeuble se libérait, j’ai tout de suite pensé à PromoFemmes. Après quelques mois de coordination, de travaux et d’aménagements, nous allons demain fêter ensemble cette relocalisation. Cet immeuble, mis à disposition par la Ville de Bordeaux et plus adapté que le précédent espace, devrait permettre à l’association Promo Femmes de renforcer et de diversifier ses actions.
C’est pour moi l’occasion de mettre en avant le travail remarquable de l’association PromoFemmes Saint-Michel, de son ancienne Présidente, Anne CONCHOU, de sa Présidente actuelle, Mme BOCQUET et de l’ensemble des membres de l’association.
SUD OUEST 01/12/2009 – Le collectif bordelais très mobilisé contre le fléau
2 déc
JOURNÉE D’ACTION. Mardi, une chaîne de solidarité se formera à partir de la Victoire
Le collectif regroupe une vingtaine d’associations. (Photo D. M.)
D’emblée, ils se refusent à tout commentaire sur les déclarations de Pierre Bergé et la polémique qui s’en est suivie. Leur priorité, c’est une mobilisation maximale pour le 1er décembre, Journée mondiale de lutte contre le sida. Et donc le collectif bordelais qui regroupe une vingtaine d’associations oeuvrant dans ce sens, veut frapper fort pour faire comprendre que « l’on ne doit pas baisser la garde contre ce fléau ».
« Manque de volonté politique et désengagement des États », pointe le docteur Bernard Caodou. « La victoire contre le VIH / Sida sera totale, ou ne sera pas. Toute baisse de la mobilisation risque d’entraîner un retour en arrière catastrophique. »
Lutte contre les discriminations
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 6 300 nouveaux diagnostics en 2008, 150 000 personnes porteuses du VIH, dont 40 000 qui l’ignorent. Ceci, en France. La prévention est l’objectif premier.
Mardi, le collectif donne rendez-vous, à 18 heures place de la Victoire, d’où partira une chaîne de la solidarité, initiative du Sidaction, qui rejoindra l’Athénée municipal où seront installés les stands des associations. Suivra à 20 heures, une soirée-débat, avec clips TV et la troupe de théâtre « Les pagneuses ». AIDES, qui sera présent à la Victoire des 12 heures, développe un projet de tests rapides en direction du public homosexuel (lire ci-contre). Le CEID, généralement tourné vers les toxicomanes et les prostituées, a lancé depuis juillet ce type de tests pour la population africaine sub-saharienne. Les élus locaux contre le Sida, dont Fabien Robert est vice-président national, ainsi que Centrégaux, l’association des démocrates LGBT et gayfriendly, lancent une plaquette pour lutter contre les discriminations pénalisant les homosexuels et les séropositifs.
Auteur : Dominique Manenc






