De qui se moque-t-on ?

Les sages du Conseil Constitutionnel viennent de censurer les articles de la loi de finance 2010 qui instituaient la taxe carbone en remplacement de la taxe professionnelle. Dans un communiqué daté d’aujourd’hui, le Conseil explique que les exonérations octroyées, notamment aux industriels, étaient trop nombreuses et ne permettaient pas de répondre sincèrement à l’objectif initial, à savoir la lutte contre le réchauffement climatique.

Extrait du communiqué de presse du Conseil Constitutionnel :
Le Conseil a jugé que, par leur importance, les régimes d’exemption institués par la loi déférée étaient contraires à l’objectif de lutte contre le réchauffement climatique et créaient une rupture caractérisée de l’égalité devant les charges publiques. Il a, par voie de conséquence, censuré l’ensemble du régime relatif à la contribution carbone (articles 7, 9 et 10 de la loi de finances).

Rappelez-vous, en février 2010, le Président de la République nous annonçait subitement la suppression de la taxe professionnelle et l’instauration de la taxe carbone; taxe qui, au demeurant, semble d’une impérieuse nécessité. Comme beaucoup, j’ai alors approuvé cette idée, même si elle semblait imparfaite dans sa mise en œuvre. Il s’agissait d’un premier pas.

Que s’est-t-il passé ensuite ? Ni plus ni moins qu’une négociation de boutiquiers, discrète mais réelle, qui a conduit à exonérer totalement de contribution carbone les émissions des centrales thermiques produisant de l’électricité, les émissions des mille dix-huit sites industriels les plus polluants, tels que les raffineries, cimenteries, cokeries et verreries, les émissions des secteurs de l’industrie chimique utilisant de manière intensive de l’énergie, les émissions des produits destinés à un double usage, les émissions des produits énergétiques utilisés en autoconsommation d’électricité, les émissions du transport aérien et celles du transport public routier de voyageurs. D’après le Conseil Constitutionnel, cette mesure aurait conduit à exonérer 93 % des émissions d’origine industrielle, hors carburant…

Un mesure non seulement injuste, car les ménages et les petites entreprises auraient été une fois de plus les vaches à lait, mais surtout vidée de toute efficacité.

Nous venons de sacrifier sur l’autel des petits arrangements intéressés une mesure qui devait contribuer à lever l’hypothèque signée sur les générations futures.


Il s’agit d’un camouflet sans précédent pour le Gouvernement. Un échec cuisant qui illustre une fois de plus la différence entre les propos et les actes. Politiquement, nous pourrions trouver cela heureux s’il ne s’agissait pas de notre avenir et de celui de nos enfants.

Chaque jour, nous sommes saisis par une population qui attend des mesures concrètes et majeures pour préserver notre environnement.

Chaque jour, aux côtés d’une administration territoriale remarquable, nous imaginons des dispositifs locaux et innovants pour réduire notre emprunte environnementale.

Chaque jour, dans le quartier Saint-Michel/Nansouty/Saint-Genès, nous recherchons l’exemplarité et favorisons la création d’AMAP, de Pédibus…

Et chaque jour un peu plus les gouvernements mondiaux semblent incapables de prendre les bonnes décisions mais réclament l’exemplarité de la population.

De qui se moque-t-on ?

Premières photos de campagne…

 

JL en campagne 1

 

JL en campagne...

SUD OUEST 25/12/2009 – Jean LASSALLE en campagne

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Plus qu’une mauvaise réforme, une régression pour l’Humanité

Communiqué de presse du Mouvement des Jeunes Démocrates

Le Gouvernement, fidèle aux dogmes de l’UMP, semble considérer qu’un enseignement n’a de valeur que s’il a une utilité immédiate, et essentiellement d’un point de vue vénal, économique. Les Jeunes Démocrates considèrent au contraire que l’éducation, parce qu’elle développe la personne humaine au plus haut niveau de son potentiel, est un facteur de progrès, y compris économique.

La filière scientifique, qui regroupe la majorité des élèves du lycée général, vise bien sûr à former de futurs savants, ingénieurs et techniciens. Mais il s’agit d’abord d’une formation générale et elle doit, à ce titre, donner aux jeunes gens qui étudieront en terminale scientifique, les clés dont ils auront besoin, en tant que citoyens, pour comprendre le monde qui les entoure. La science est la clé de la compréhension du monde matériel et de ses lois. Mais elle n’est qu’une froide connaissance parfaitement incomplète si ell e s’en tient là. La compréhension du monde dans le temps, c’est l’Histoire. La compréhension du monde dans l’espace, c’est la Géographie. Ces deux clés ne sauraient être refusées aux lycéens.

Notre pays souffre trop de la distinction absurde entre la science et les humanités. Alors que le Gouvernement cherche à creuser plus encore ce fossé, et ainsi faire reculer notre civilisation, nous prônons une formation générale complète pour faire des citoyens et des hommes libres, conscients et éclairés.

En plein débat sur l’identité nationale, une telle proposition semble marquer un manque de cohérence certain au sein du Gouvernement. Il n’y a pas d’identité sans Histoire et sans Géographie ; il n’y a ainsi pas d’identité nationale sans enseignement de l’Histoire-Géographie.

Par ailleurs, elle s’inscrit dans un mouvement plus général de « grignotage » systématique et illogique des grilles horaires hebdomadaires de nombreuses matières : moins de mathématiques (quatre heures au lieu de cinq) et moins de physique-chimie (trois heures au lieu de quatre heures trente) en Première S, moins d’économie en seconde pour tous les lycéens (une heure trente au lieu de deux heures trente). Et les seules deux heures hebdomadaires « d’accompagnement » ne sauraient compenser les pertes mentionnées.

Enfin, cette tendance à la réduction des heures et au regroupement de certaines matières pour toutes les séries de Première nous laissent craindre une diminution programmée, qui s’ajoute aux précédentes, des postes d’enseignants à l’horizon 2011, ce qui irait une fois de plus à l’encontre de l’intérêt des élèves. Cette question de l’Histoire-Géographie trahit l’existence d’un mal global. Ce dernier va bien plus loin que le nécessaire rééquilibrage des filières au lycée. C’est par une refonte cohérente et ambitieuse de notre système éducatif dans son ensemble, de la maternelle à l’enseignement supérieur, en passant par les trois lycées, que nous parviendrons à le corriger.

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