Quand le Vert vire au Rose…
30 juin
Pour les élections régionales de 2010, les Verts viennent d’annoncer la couleur : elle sera rose, ce qui à vrai dire n’est pas une grande surprise.
Noël MAMERE, probable tête de liste pour le collectif « Europe Ecologie » déclare en effet dans SUD OUEST vouloir « aider la gauche à gagner ».
Je constate que le cordon ombilical entre le PS et les Verts est loin d’être coupé, contrairement aux apparences. Il suffit en effet qu’une élection à deux tours se dessine pour que la gauche plurielle se reforme.
Je pense que ce choix anticipé ne correspond pas au message que les électeurs d’Europe Ecologie ont voulu envoyer lors des dernières élections nationales. Si j’avais voté Europe Ecologie, je serai très déçu d’entendre un message aussi renonciateur à 9 mois de l’élection en question.
A quoi bon hurler son autonomie au 1er tour pour se précipiter dans les bras d’un PS décomposé au 2ème ? (et je sais de quoi je parle pour l’avoir subi à l’UDF…)
Par certains aspects, j’étais heureux que nos concitoyens aient exprimés fortement leurs préoccupations environnementales lors du scrutin européen. Mais face à un tel manque d’ambition, je pense que le score des listes « Europe Ecologie » est loin d’être durable. A nous Mouvement Démocrate de savoir saisir cette opportunité.
Déception
7 juin
Avec moins d’un citoyen sur deux qui s‘est rendu aux urnes, la France se trouve aujourd’hui dans une situation démocratique inquiétante. J’ai le sentiment ce soir que le rêve européen s’envole pour laisser place à l’indifférence; et que nous élus avons une responsabilité terrible dans cet échec. Par notre faute, alors que l’Europe est notre avenir, les français n’y croient plus.Le Mouvement Démocrate, troisième force politique de notre pays, subit ce soir une défaite électoral. Même si je pense qu’une partie importante de notre électorat ne s’est pas mobilisé, nous devons en prendre acte et en tirer toutes les conséquences.
Je crois que nous n’avons pas su expliquer nos ambitions pour l’Europe (les citoyens étaient-ils prêts à les entendre ?) notamment car l’opposition nécessaire à Nicolas Sarkozy a occupé trop de place dans cette campagne.
Le score des écologistes montre aussi à quel point cette sensibilité, pourtant sincèrement présente au sein du Mouvement Démocrate, manque de lisibilité. Le développement durable va devoir prendre une nouvelle envergure dans la pensée politique.
Ce soir ma fidélité à François Bayrou reste entière. Il est l’homme qui incarne ce en quoi je crois au plus profond de moi. Je reste convaincu de sa capacité à construire une alternative politique.








