Une fusion sans effusion ?
7 fév
Les conclusions de la commission Balladur sont proches et c’est pour moi l’occasion de vous donner mon sentiment sur la future articulation Département/Région.
Premier point important : il faut une réforme. Nous ne devons pas laisser croire aux français que l’empilement des collectivités hérité de l’histoire est une bonne chose. Je suis en désaccord profond sur ce point avec les partisans du statu quo car celui-ci est aujourd’hui contreproductif, illisible et injuste pour la représentation de toutes les forces politiques.
Ensuite, je ne suis pas pour la suppression de l’un où de l’autre (ce qui est impossible aux vues des compétences qu’ils rassemblent) mais tout simplement pour une fusion équitable des deux institutions actuelles.
Nous pourrions ainsi rendre beaucoup plus cohérent les politiques territoriales dans leur ensemble sans scinder le volet économique (région) et le volet social (département).
Je pense que le mode de scrutin doit être mixte : à la fois uninominal et proportionnel. Nous pourrions pour cela nous inspirer du modèle allemand. Lors du vote, il faut mettre deux bulletins dans l’enveloppe : une liste valable pour toute la région (scrutin proportionnel) et un bulletin uninominal en fonction du super-canton où réside l’électeur.
Ce mode de scrutin fonctionne très bien en Allemagne et permet d’insérer une dose de proportionnelle sans trop complexifier le processus électoral.
Face à cette nécessité, Philippe MADRELLE, Président du Conseil Général de la Gironde, lance une pétition pour surtout ne rien changer ! Il est vrai que si l’on fusionne les 6 collectivités de l’Aquitaine (5 départements + 1 Région), il n’y a plus qu’UN Président… 1 fauteuil pour 6 sortant… Bousculade en vue !
Il est tout de même regrettable, comme le relate SUD OUEST aujourd’hui (lire l’article) que le Président MADRELLE incite fortement les fonctionnaires du Conseil Général à signer cette pétition à la veille de l’attribution des notes… Choquant.
Dénoncez, l’Etat vous le rendra !
7 fév
Qu’ils viennent du MODEM ou du PS, qu’ils soient élus locaux où nationaux, les « nouveaux convertis » de l’UMP sont décidemment les rois de l’excès de zèle.
Que M.BESSON, homme de gauche, accepte le Ministère de l’Identité Nationale était déjà stupéfiant en soit; que sa première décision soit de donner force de loi à la délation est absolument consternant.
Un décret rendu public hier va en effet permettre aux clandestins « compréhensifs » d’obtenir un titre de séjour supplémentaire et une prime financière. Il suffira pour cela qu’ils déposent plainte contre les réseaux qui les exploitent.
Permettre aux clandestins exploités de se libérer de leurs oppresseurs est très louable. Mais pas de cette manière, pas par l’incitation à la dénonciation. Il aurait été plus noble (mais aussi plus complexe) d’attribuer de réels moyens supplémentaires aux forces de police et de proposer une intégration facilitée à ces personnes plutôt qu’une éphémère prime…
En effet, le principal obstacle que rencontrent aujourd’hui les écoles, les collectivités, les travailleurs sociaux, notamment pour les personnes venues des pays de l’est, c’est la barrière de la langue. Le manque de traducteur est sans précédant quand on observe les différentes vagues d’immigration en France.
D’autre part, a-t-on réellement les moyens d’assurer la sécurité de ces personnes si elles collaborent ? Et si oui, pour combien de temps ?
Comment un simple texte va changer la donne dans les sous-locations et squats existants dans nos quartiers ?
Au final, c’est l’adaptation de notre modèle d’intégration qui doit être débattue pour savoir si nous souhaitons simplement détruire ces réseaux par des enquêtes policières où, de manière plus pérenne, permettre une intégration respectueuse et salvatrice.
Je crains, comme à l’accoutumé, un effet d’annonce.
Regret et Colère
2 fév
Regret d’apprendre qu’Alain DUPOUY, Conseiller Municipal de Bordeaux, a quitté le Mouvement Démocrate pour rejoindre les sans-étiquette (avant l’UMP ? où sa remorque, le Nouveau Centre ?). J’apprecie par ailleurs l’homme et j’espère que nous garderons de bonnes relations de travail.
Mais Colère face à ce que j’estime être inadmissible. Alain invoque le vote de la motion de censure pour expliquer son départ. Moi je pense que le mal est plus profond. Ce n’est en effet pas la première fois que François BAYROU vote un tel texte (la première motion de censure, à l’époque de l’UDF, remonte à plus de 2 ans…). Nous savons très bien, depuis la dernière presidentielle, que nous sommes dans l’opposition à la politique de l’UMP et de Nicolas SARKOZY.
Il aurait donc été plus honnête de ne pas figurer sur les places reservées au MODEM lors de la composition de la liste en mars dernier. Cela aurait permis l’élection d’un nouvel adhérent où (mettons les pieds dans le plat…) de conserver un des élus sortants.
Ex-élus qui sont eux toujours militants au Mouvement Démocrate malgrè leur passé UDF et la perte de leur mandat…







