Plongée Militante…

Je reviens juste de Saint-Jean-d’Illac faire du porte-à-porte avec Fabrice GUILLEMET, notre candidat MODEM, tête de liste « Saint-Jean-d’Illac AUTREMENT ». Un homme simple et plein de convictions pour sa commune. J’ai pu entendre une fois de plus a quel point les gens ne supportaient plus le clivage droite/gauche, surtout dans une petite commune. Je suis sûr que Fabrice, passionné par l’avenir de son territoire, saura défendre l’intérêt général.

Suite à mon précédant billet sur ELCS, voici un petit article paru dans Sud-Ouest le 28 novembre. Et n’oubliez pas la Journée Mondiale de Lutte contre le SIDA le 1er Décembre. Dress code : ruban rouge !

Sud Ouest- 28 novembre 2007

Sud Ouest- 28 novembre 2007

Depuis le Conseil… – DSP Transport à la CUB : pourquoi je doute…

Dans un billet précédent, j’évoquais mes réticences à voter le plan d’investissement de la CUB en l’état. J’avoue avoir eu des réponses satisfaisantes à ce sujet.

 

J’exprime aujourd’hui de sérieux doutes quant à la décision que l’on cherche à nous faire prendre au sujet de la Délégation de Service Public (DSP) des transports de notre agglomération. Je serais tenté de vous décliner mon opinion en 5 pages car il y a beaucoup à dire (et surtout à demander car bien des questions restent sans réponses à ce jour) ! Je vais vous épargner un tel supplice en vous livrant uniquement quelques arguments.

 

Tout d’abord, et afin que vous compreniez bien ce dont il s’agit, une DSP consiste pour une collectivité à confier la gestion du service public à une entreprise privée pour des raisons techniques (de faisabilité) et économiques. Malgré tout, l’entreprise choisie doit rendre des comptes à la collectivité et surtout assurer un service identique à celui que proposerait la collectivité directement. C’est précisément cette solution que nous avons jusque là retenu (comme beaucoup d’agglomérations de taille comparable) pour l’organisation des transports à l’échelle des 27 communes de la CUB (réseau TBC).

 

Le Président Vincent FELTESSE, à l’occasion du renouvellement de cette DSP nous a fait part de le début de son intention de choisir l’offre de KEOLIS, entreprise concurrente de VEOLIA, actuellement délégataire. Sous conditions, Alain JUPPE semble le suivre dans ce changement. Donc a priori, tout va bien ! Sauf peut être lorsque que des élus MoDem, UMP et indépendants (suivez mon regards…) commencent à poser des questions et pour certains affirment que les dés sont pipés et qu’ils ne choisiront donc pas KEOLIS mais VEOLIA.

 

Apres avoir attentivement lu (l’énorme) dossier et reçu l’intersyndicale des salariés actuels du réseau, voici les points qui alimentent mes doutes :

- Tout d’abord, l’offre de KEOLIS et la plus onéreuse (!?) alors que l’objectif fixé par la CUB était de faire des économies réelles lors du renouvellement de cette DSP.

- En passant de 450 à 375 bus, KEOLIS nous propose d’augmenter le nombre de km parcourus chaque année (!?) : comment ?

- Mon interrogation précédente s’entend acquis sociaux conservés (donc pas d’augmentation du nombre d’heure de travail par jour…). La aussi, affirmer vouloir, sur la base du volontariat, proposer aux salariés de travailler plus (!) tout en respectant les acquis sociaux me semblent être une manière d’introduire le « ver dans le fruit ». Et je comprends donc l’inquiétude des salariés si l’offre de KEOLIS devait être retenue.

- Les 2 rapports du bureau d’étude indépendant TTK (en date du 5 juillet et du 17 octobre) préconise qu’en accord avec les objectifs définis des le départ par la CUB l’offre de VEOLIA est la meilleure !
- Enfin, l’offre de KEOLIS semble moins emprunte des nécessaires préoccupations environnementales.

 

Autant d’éléments qui ne sont que des questions mais qui concernent des points fondamentaux du dossier.
J’ai bien d’autres éléments. La suite dans un prochain billet…

Parce que la lutte contre le SIDA passe aussi par la Politique !

Lettre adressée aux Conseillers Généraux, aux Conseillers Régionaux, aux Conseillers Communautaires ainsi qu’aux élus bordelais.

Madame, Monsieur,

Chers Collègues,L’association des Elus Locaux Contre le Sida (ELCS), présidée par Jean-Luc ROMERO (Conseiller Régional d’Ile-de-France), a été créée il y a 13 ans avec pour objectif de mobiliser un maximum d’élus de terrain qui, au contact de la population, ont un rôle majeur à jouer.

Aujourd’hui encore, nous avons plus que jamais besoin de vous. N’oublions pas que toutes les 10 secondes 1 personne meurt du Sida et que près de 12 000 personnes sont contaminées chaque jour par le virus…

Il est primordial de mobiliser les élus locaux français dans la lutte contre le Sida qui frappe cruellement dans notre pays et dans le monde entier.

Certes cette maladie est terrible. Il ne s’agit pourtant pas ici de s’apitoyer sur le sort de qui que ce soit ni de faire naître chez vous un sentiment de pitié. Au contraire, c’est avec optimisme et énergie que je souhaite vous mobiliser. Grâce à votre adhésion, je l’espère, nous pourrons contribuer ensemble à une prise de conscience collective.

La Journée Mondiale de lutte contre le Sida se déroulera le 1er décembre prochain. A cette occasion, entouré des élus adhérents, je vous propose de participer à la conférence de presse qui aura lieu le Jeudi 27 novembre 2008 à 18 h 30, à l’Athénée municipal. Plusieurs points seront abordés :

- Présentation d’ELCS.
- Intervention de l’association AIDES sur le dépistage à résultat rapide.
- Témoignage du Dr DOUARD, Pédiatre au CHU, qui travaille avec des enfants contaminés par le SIDA.
- Campagne 2009 d’ELCS : la liberté de circulation des personnes touchées par le VIH/SIDA dans le monde.

Vous trouverez ci-joint un bulletin d’adhésion ainsi que le communiqué de presse.

Restant à votre entière disposition pour toute information complémentaire sur les activités d’ELCS, veuillez agréer, Madame, Monsieur, Chers Collègues, l’expression de mes sentiments distingués.

 

Fabien ROBERT
Maire Adjoint de Bordeaux
Délégué Départemental d’ELCS

Remise en cause du RASED : Une bêtise pleine de contradictions !

Sans esprit de polémique quant à la politique menée actuellement par le Gouvernement, je pense que la remise en cause du RASED (Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté) est une bêtise pleine de contradictions. Autrement dit, un non-sens…

***

PETIT RAPPEL : Les RASED sont apparus en 1990. Ils sont les héritiers de l’approche psychopédagogique des difficultés scolaires qui s’est développée en France après la seconde guerre mondiale.

Les RASED ont pour mission de fournir des aides spécialisées à des élèves en difficulté dans les classes ordinaires des écoles primaires, à la demande des enseignants de ces classes, dans ces classes ou hors de ces classes. Ils comprennent des enseignants spécialisés chargés des aides à dominante pédagogique, les « maîtres E » (difficultés d’apprentissage), des enseignants spécialisés chargés des aides à dominante rééducative, les « maîtres G » (difficultés d’adaptation à l’école), et des psychologues scolaires.

L’existence de ces structures indispensables à l’aide aux élèves en grande difficulté est actuellement remise en cause. Alors que les moyens des RASED ont toujours été insuffisants pour couvrir les besoins, 3000 postes vont être supprimés. Les RASED sont menacés de disparition complète dans les trois années à venir, avec retour en classes ordinaires de tous les maîtres E et G, ainsi que la fermeture des formations E et G dès la prochaine rentrée.

***

Ce jeudi 20 novembre, près de 60 % des enseignants de Bordeaux, et certainement autant d’agents municipaux affectés dans les écoles, devraient être en grève pour manifester leur mécontentement.

J’avoue ne pas être un syndicaliste de la première heure, mais sur ce coup-là je comprends aisément leur réaction. Je l’ai d’ailleurs signifié à plusieurs d’entre eux au sein des écoles dont j’ai la délégation.

En effet, le nouveau dispositif pédagogique de soutien scolaire, mis en œuvre à la rentrée, destiné à accentuer la lutte contre l’échec scolaire devait au départ s’ajouter au RASED.

Il semblerait (je dis « il semblerait », car des informations contradictoires circulent sur ce sujet) que ce nouveau dispositif vienne petit à petit se substituer au RASED.

Si l’on souhaite sincèrement lutter contre l’échec scolaire, je vois là plusieurs contradictions :

- tout d’abord, alors que le RASED s’intégrait dans l’emploi du temps scolaire normal, ce nouveau dispositif va venir, quant à lui s’ajouter aux journées déjà chargées des enfants ; enfants déjà en difficulté…

- Il s’agira par ailleurs d’une inscription volontaire et non à la demande de l’enseignant…

- ensuite, alors que le RASED était assuré par des maîtres spécialisés, le dispositif de soutien scolaire sera quant à lui assurer par des maîtres « classiques ». Quand on sait que de nombreuses difficultés chez ces enfants sont d’ordres psychologique et social, cela ne me semble pas judicieux.

- Enfin, alors que certains enfants rentreront chez eux, d’autres se verront stigmatisés par des heures d’enseignement supplémentaires ce qui ne me semble pas être un bon facteur d’intégration.

J’ai choisi ici quelques arguments, il en existe bien d’autres pour démontrer que la volonté réformatrice du Gouvernement n’est pas employée à bon escient ici.

Il est par ailleurs insupportable que l’on envisage de faire des économies (car je crois que cette démarche est aussi l’une des motivations de cette réforme…) sur le dos des enfants en difficultés.

Je souhaite par ailleurs marquer une profonde solidarité envers les agents municipaux qui doivent pour ce jeudi mettre en place le service minimum dans les écoles.

Si, sur le fond, je trouve cette mesure intéressante, je regrette en revanche que la collectivité soit livrée à elle-même pour la « mise en musique »…

Imaginez, avec un préavis de 48 heures, dans 98 écoles, la difficulté que nous pouvons rencontrer pour maintenir chacune d’entre elles ouverte. Sans compter la réaction compréhensible des agents des écoles qui ne souhaitent pas voir leur responsabilité engagée dans le cadre de l’accueil des enfants sur le temps scolaire.